L'adhésion à l'UE, priorité du nouveau gouvernement monténégrin

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Milo Djukanovic

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Olivera NIKOLIC
Agence France-Presse
Podgorica

Le Premier ministre du Monténégro Milo Djukanovic a été investi mardi soir par le Parlement et s'est engagé à oeuvrer pour l'intégration dans l'UE et l'OTAN, pour relancer une économie sinistrée et enrayer la corruption dans son pays.

Issu des élections législatives du 14 octobre, le gouvernement de centre gauche de M. Djukanovic, qui entame ainsi son septième mandat de Premier ministre depuis 1991, a obtenu le vote favorable de 44 députés, alors que 36 ont voté contre qu'un élu s'est abstenu.

Premier ministre dès l'âge de 29 ans, M. Djukanovic aujourd'hui âgé de 50 ans, a su surfer dans les eaux troubles du démembrement de l'ex-Yougoslavie, dans les années 1990, pour conduire son pays à l'indépendance de la Serbie en 2006 et maintenir son parti au pouvoir sans partage.

Il est la seule personnalité des Balkans occidentaux à s'être maintenue au pouvoir presque sans interruption, depuis la fin de la Yougoslavie en 1991.

«L'intégration dans l'Union européenne est l'objectif principal. Le gouvernement est prêt à continuer de manière responsable le travail de négociations» d'adhésion, a dit M. Djukanovic dans un discours avant le vote d'investiture.

«Chaque pas vers l'UE signifiera l'amélioration du niveau de vie et de meilleures conditions pour le développement» économique, a-t-il assuré.

Il a également estimé que l'intégration dans l'OTAN serait «la garantie d'une stabilité durable pour un petit pays des Balkans comme le Monténégro».

«La mise en place d'un État de droit et la lutte contre la corruption et le crime organisé feront objet d'une attention particulière de ce gouvernement», a encore assuré le Premier ministre.

M. Djukanovic lui-même a fait l'objet de soupçons de corruption. En 2006, il avait été mis en cause par la justice italienne dans une affaire de trafic international présumé de cigarettes. Mais un tribunal de Bari, dans le sud de l'Italie, avait décidé de classer son dossier sans suites en mai 2009.

La Commission européenne a exigé dans son rapport annuel sur le Monténégro des résultats surtout dans la lutte contre le crime organisé et la corruption.

M. Djukanovic, qui a également été une fois président de 1998 à 2002, a par ailleurs réitéré l'importance qu'il accordait à l'amélioration du niveau de vie des 625.000 habitants de son pays, où le chômage touche 20% de la population.

Surmonter la crise économique, redresser l'économie et encourager la croissance s'imposent comme la plus importante priorité de ce gouvernement», a-t-il souligné.

Le Monténégro a enregistré un taux de croissance de 2,7% en 2011, mais les projections pour cette année prévoient une croissance de seulement 0,5%.

Les finances publiques ont été déstabilisées en février lorsque le gouvernement a été contraint de reprendre le contrôle de l'usine d'aluminium KAP, principal employeur du pays, avec 132 millions d'euros de dettes, montant qui représente plus de 10% du budget du gouvernement pour 2012.

L'opposition monténégrine a annoncé qu'elle n'allait pas soutenir le gouvernement de M. Djukanovic.

«Vous avez (...) identifié les problèmes, mais vous n'offrez pas de solutions», a déclaré le président du parti Pozitivna Crna Gora, Darko Pajovic, lors du débat qui a suivi le discours de M. Djukanovic.

La coalition de M. Djukanovic repose sur une majorité formée en alliance avec des petits partis représentant les minorités au sein de l'Assemblée qui compte au total 81 sièges.

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