Benoît XVI souffle ses 85 bougies

Des enfants vêtus de costumes traditionnels bavarois dansent... (Photo: Gregorio Borgia, AFP)

Agrandir

Des enfants vêtus de costumes traditionnels bavarois dansent pour le pape à l'occasion des célébrations marquant les 85 ans de Benoît XVI, dans la salle Clémentine du Vatican, aujourd'hui.

Photo: Gregorio Borgia, AFP

Agence France-Presse
Cité du Vatican

Benoît XVI, qui est physiquement fatigué, mais parfaitement lucide et ne renonce à aucun rendez-vous important, a fêté lundi ses 85 ans avec ses compatriotes bavarois, devenant le pape en fonction le plus âgé depuis Léon XIII mort à 93 ans en 1903.

Dans le cadre prestigieux de la salle Clémentine au Vatican, le pape a reçu 150 Bavarois menés par le ministre-président conservateur de ce Land du sud de l'Allemagne, Horst Seehofer, ainsi que plusieurs évêques dont Reinhard Marx, archevêque de Munich, et Robert Zöllitsch, président de la conférence épiscopale allemande.

Un évêque protestant bavarois et la présidente de la communauté juive régionale, Charlotte Knoblauch, étaient présents pour ces retrouvailles avec le «Heimat» («pays natal»), durant lesquelles une croix et un panier avec de la nourriture traditionnelle lui ont été offerts, selon des journalistes présents.

Le pape a souligné l'importance de la «dimension oecuménique» et évoqué le judaïsme comme «partie de notre peuple». L'amitié avec les responsables juifs, a-t-il dit, «m'a rendu plus proche du peuple juif», a-t-il dit.

Il a exprimé son «émotion» devant tous ces Bavarois réunis qui «sont le miroir de toutes les étapes de ma vie», a-t-il confié. Il a achevé son salut par une expression populaire bavaroise: «Velgelts Gott» («que Dieu te récompense»).

Mgr Marx a salué la «fidélité» à Dieu de Joseph Ratzinger. «Dans cette heure de l'Église, le témoignage de la fidélité et de l'obéissance est particulièrement important», a-t-il dit, dans une allusion à la contestation qui secoue l'Église en Europe, notamment en Allemagne.

Le pape doit aussi fêter le septième anniversaire de son élection à la tête de l'Église, dans trois jours, le 19 avril.

De nombreux messages ont afflué pour le féliciter.

Le président italien, l'ancien communiste Giorgio Napolitano, 86 ans, lui a exprimé «ses sentiments inchangés d'amitié et d'estime». Le président du Conseil Mario Monti, catholique pratiquant, a dit «sa profonde gratitude pour la richesse et le courage de son magistère, pour la force de son témoignage».

Selon son secrétaire particulier, Mgr Georg Gänswein, le pape a demandé à ses proches collaborateurs que son anniversaire, pour lequel est venu de Bavière son frère aîné, Georg, 88 ans, soit plutôt «une fête de famille».

«S'il vous plaît, je ne veux pas de grandes célébrations», avait dit Joseph Ratzinger.

Le père Fédérico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, affirme que le pape va bien, même s'il est fatigué de façon normale pour son âge. Il a programmé un voyage au Liban en septembre. Il a estimé que Joseph Ratzinger se caractérise toujours par «la lucidité et la clarté de pensée et d'expression».

En réaction peut-être à la fin du pontificat de Jean Paul II, marquée par un long affaiblissement du pape polonais, Joseph Ratzinger n'avait pas exclu, dans un livre d'entretiens publié fin 2010, de démissionner s'il n'était plus en possession de ses capacités intellectuelles.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer