Michael Flynn invoque le 5e amendement pour ne pas témoigner

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La décision de Michael Flynn de ne pas coopérer constitue une nouvelle barrière juridique à laquelle se heurtent les nombreuses enquêtes sur le rôle de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016 et les possibles contacts que pourraient avoir eus Moscou avec l'équipe Trump.

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Chad Day, Stephen Braun
Associated Press
WASHINGTON

L'ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, Michael Flynn, a invoqué lundi le cinquième amendement de la Constitution des États-Unis pour éviter de s'incriminer lui-même et a refusé de fournir des documents réclamés par un comité du Sénat qui enquête sur l'ingérence de la Russie dans la dernière élection américaine.

Les avocats de Michael Flynn disent que la « frénésie publique contre lui » et la nomination d'un procureur spécial ont créé environnement trop « dangereux juridiquement » pour qu'il coopère avec l'enquête du Sénat.

L'Associated Press a obtenu une lettre écrite au nom de l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump qui a été envoyée par ses avocats, lundi, au comité du Sénat sur le renseignement.

Selon ses avocats, dans le contexte actuel, « tout témoignage qu'il fera pourrait être utilisé contre lui ».

La décision du général à la retraite de ne pas coopérer constitue une nouvelle barrière juridique à laquelle se heurtent les nombreuses enquêtes sur le rôle de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016 et les possibles contacts que pourraient avoir eus Moscou avec l'équipe Trump.

Michael Flynn est une figure clé dans les enquêtes du Congrès et celle de la police fédérale (FBI) menée par le procureur spécial Robert Mueller.

Donald Trump a nommé l'ancien général à la retraite comme conseiller à la sécurité nationale en janvier et l'a congédié moins d'un mois plus tard.

Le président a expliqué sa décision par le fait que M. Flynn avait induit en erreur de hauts responsables américains, dont le vice-président Mike Pence, sur ses contacts avec les Russes, dont l'ambassadeur russe aux États-Unis.

La lettre des avocats de M. Flynn souligne que sa décision d'invoquer cette protection constitutionnelle n'est pas une admission de faute, mais plutôt une réponse au climat politique actuel.

Selon la lettre des avocats de M. Flynn, le comité du Sénat réclamait une liste de tous ses entretiens et de toutes ses communications avec les représentants russes. Il lui demandait aussi de fournir tous les dossiers de ses communications avec l'équipe de campagne de M. Trump « qui étaient d'une façon ou d'une autre liées à la Russie ». La période visée était du 16 janvier 2015 au 20 janvier 2017.

Le président Trump a continué à défendre M. Flynn depuis son départ et lui a même conseillé de conclure une entente d'immunité puisque, selon lui, il fait face à une « chasse aux sorcières ».

Pourtant, pendant la campagne à la présidence, M. Trump avait eu des mots durs contre ceux qui réclament l'immunité ou invoquent le cinquième amendement.

« La mafia invoque le cinquième [amendement]. Si vous êtes innocent, pourquoi invoquer le cinquième amendement ? », avait-il lancé lors d'un rassemblement en septembre.




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