Ivanka Trump n'est pas toujours d'accord avec son père

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«Je donne régulièrement mon avis, et mon père est d'accord avec moi sur tellement de choses. Mais quand ce n'est pas le cas, il sait quel est mon point de vue», a déclaré Ivanka Trump dans une interview à la chaîne CBS.

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Marc Antoine BAUDOUX
Agence France-Presse
WASHINGTON

Ivanka Trump, qui occupe un rôle inhabituel de «Première fille» à la Maison-Blanche, est sortie de son silence dans une interview mercredi où elle assure qu'elle n'hésite pas à faire part de ses désaccords à son père.

«Je donne régulièrement mon avis et mon père est d'accord avec moi sur tellement de choses. Mais quand ce n'est pas le cas, il sait quel est mon point de vue», a déclaré dans une interview à la chaîne CBS Ivanka Trump, qui occupe une fonction officielle de conseillère du président américain Donald Trump.

«Il y a de multiples façons de faire entendre votre voix», a-t-elle repris. «Donc quand je ne suis pas d'accord avec mon père, il le sait, et je m'exprime avec une totale franchise. Et quand je suis d'accord, j'appuie complètement, je soutiens son programme et, j'espère, je suis un atout pour lui et j'ai un impact positif».

«Mais je ne pense pas que je serai plus efficace si je mets sur la place publique tous les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord», a repris la jeune femme de 35 ans, estimant que du fait de sa discrétion les gens ne peuvent pas se rendre compte de l'impact réel qu'elle a sur Donald Trump.

La fille aînée du magnat de l'immobilier, déjà très active durant la campagne électorale, disposait depuis la prise de fonction de son père d'un bureau à la Maison-Blanche sans être employée par le gouvernement, une position qui avait soulevé de nombreuses interrogations et critiques. Elle a finalement annoncé la semaine passée qu'elle allait devenir employée fédérale non rémunérée, comme son mari Jared Kushner.

Népotisme

Ivanka Trump a souvent été vue aux côtés de son père lors de réunions importantes ou de rencontres avec des dirigeants étrangers. Elle était notamment aux première loges pour la réception du premier ministre Shinzo Abe dès le mois de novembre à la Trump Tower, ou pour les visites plus récentes du premier ministre canadien Justin Trudeau et de la chancelière allemande Angela Merkel à la Maison-Blanche.

Donald Trump a fait l'objet de nombreuses critiques, accusé notamment de népotisme pour lui avoir confié un rôle de conseillère de premier plan, ainsi qu'à son gendre Jared Kushner, alors qu'aucun n'avait d'expérience politique auparavant.

Jared Kushner, 36 ans, semble même être devenu le bras droit de facto de Donald Trump, qui lui a délégué plusieurs dossiers brûlants, de pourparlers avec la Chine ou avec le Mexique à la réforme de la justice, en passant par la paix au Proche-Orient. Il était également en visite en Irak en début de semaine, à l'invitation du plus haut gradé américain.

«Jared est incroyablement intelligent, très talentueux et a d'énormes capacités», a souligné son épouse. «Il est humble et sait reconnaître quand il ne sait pas quelque chose, et il sait s'entourer de personnes bien informées».

Jardin et balançoire

Par ailleurs, Ivanka Trump et Jared Kushner ont conservé des intérêts considérables dans les affaires malgré leur entrée au gouvernement, selon des documents diffusés par la Maison-Blanche la semaine passée, qui posent de nouveau la question des conflits d'intérêts.

À ce sujet, Ivanka Trump dit avoir légué la gestion de sa ligne de vêtements et d'accessoires à des proches depuis qu'elle travaille à la Maison-Blanche: «J'ai senti qu'avec une telle proximité avec mon père et la Maison-Blanche, et avec mon mari qui a pris un rôle si influent dans l'administration, je ne voulais pas en plus gérer une entreprise», a-t-elle dit, soulignant qu'elle n'avait plus aucun rôle décisionnaire ou de gestion.

Ivanka Trump a également affirmé vouloir poursuivre son engagement pour défendre la place des femmes dans l'économie. Elle doit d'ailleurs participer à la fin du mois à Berlin au sommet baptisé «Women 20» centré sur la place des femmes dans le monde du travail.

Et sur une note plus personnelle, la mère de trois jeunes enfants est revenue sur son déménagement à Washington: «Jamais de ma vie je n'aurais pensé quitter New York, pas pendant que mes enfants sont à l'école en tout cas. Mon entreprise était là-bas, ma vie était là-bas».

«Mais aujourd'hui on a un petit jardin avec une balançoire. En tant que New-Yorkaise, ça n'arrive jamais», s'est-elle réjouie.




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