Droits de l'Homme: l'ONU critique la présidence américaine

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«Je suis préoccupé par la manière dont la nouvelle administration traite de plus en plus de dossiers relatifs aux droits de l'Homme», a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, qui s'exprimait durant la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

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Agence France-Presse
Genève

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'en est pris mercredi au président Donald Trump, affirmant que les États-Unis avaient besoin d'un «meilleur leadership» pour faire face à la montée des violences contre les minorités ethniques et religieuses.

«Je suis préoccupé par la manière dont la nouvelle administration traite de plus en plus de dossiers relatifs aux droits de l'Homme», a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, qui s'exprimait durant la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

«On a besoin d'un meilleur leadership, beaucoup plus cohérent, pour faire face à la flambée récente de discrimination, d'antisémitisme et de violence à l'encontre des minorités ethniques et religieuses», a-t-il affirmé.

Il a souligné que «la diabolisation de groupes entiers tels que les Mexicains ou encore les musulmans» et les «affirmations fallacieuses quant au fait que les migrants commettent davantage de crimes que les citoyens américains sont nocives et aliment la xénophobie».

«Je suis scandalisé par les tentatives du président qui ne cesse d'intimider ou encore de saper l'action des journalistes et des juges», a-t-il également dit, alors que Donald Trump a accusé, à répétition, plusieurs grands médias d'être des organes de désinformation, des «ennemis du peuple américain».

Le Haut-Commissaire s'est également dit «préoccupé» par le nouveau décret du président américain interdisant pendant 90 jours l'entrée des États-Unis aux ressortissants de six pays musulmans, ainsi que par ces «politiques qui cherchent à augmenter le nombre de migrants courant le risque d'être expulsés, au mépris du fait que ceux-ci vivent peut-être depuis des années aux États-Unis ou qu'ils y ont des membres de leur famille».

«Ces expulsions accélérées peuvent être synonymes d'expulsions collectives ou encore de refoulement, ce qui est contraire au droit international, à moins que des garanties ne soient avancées y compris du point de vue de l'évaluation au cas par cas des dossiers», a-t-il fait valoir, se disant «particulièrement préoccupé par l'impact potentiel que tout ceci peut avoir sur les enfants qui risquent de se trouver derrière des barreaux ou encore d'être séparés de leur famille».

Dans son discours, M. Zeid a également critiqué l'Union européenne, se disant préoccupé «par les appels à maintes reprises lancés par l'UE afin de créer des centres ou des camps extraterritoriaux de traitement en Afrique du Nord et ailleurs afin de traiter les questions de migration sans tenir dûment compte des droits de l'Homme».

«Nombreux sont les citoyens ordinaires de l'Europe qui ont accueilli les migrants, leur ont fourni un soutien mais leurs dirigeants politiques de plus en plus font preuve d'une indifférence effrayante quant à leur sort», a-t-il affirmé, pointant en particulier la Hongrie et la Pologne.




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