Obama élèvera la voix si «idéaux et valeurs» américains sont menacés

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M. Obama a dit ainsi vouloir s'inscrire dans la tradition américaine, en rappelant que son prédécesseur Georges W. Bush s'était montré envers lui «on ne peut plus élégant» dans ce domaine lors de leur transition.

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Agence France-Presse
LIMA

Le président américain Barack Obama a affirmé dimanche vouloir laisser son successeur Donald Trump prendre tranquillement ses fonctions, sans exclure d'intervenir publiquement à l'avenir s'il jugeait certaines valeurs fondamentales menacées.

«Je veux être respectueux de la fonction (présidentielle) et laisser au président élu l'opportunité de constituer son équipe et mettre en place sa politique sans que quelqu'un s'exprime sans arrêt», a déclaré Barack Obama à Lima lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet annuel des 21 pays d'Asie-Pacifique (Apec).

M. Obama a dit ainsi vouloir s'inscrire dans la tradition américaine, en rappelant que son prédécesseur Georges W. Bush s'était montré envers lui «on ne peut plus élégant» dans ce domaine lors de leur transition.

Mais, a-t-il ajouté, «en tant que citoyen profondément concerné par notre pays, si certaines choses spécifiques me semblent, au-delà des divergences politiques, heurter nos valeurs et idéaux fondamentaux, et que j'estime nécessaire de les défendre, alors j'examinerai la situation», a déclaré M. Obama.

Dans l'immédiat, «mon intention est de finir mon travail au cours des deux prochains mois, et après cela, d'emmener (son épouse) Michèle en vacances et de prendre du repos, passer du temps avec mes filles, écrire un peu, réfléchir», a ajouté Barack Obama, qui quittera la Maison-Blanche le 20 janvier.

Barack Obama avait rudement critiqué Donald Trump a plusieurs reprises pendant la campagne électorale.

Il l'avait notamment accusé de saper «la démocratie américaine», alors que le candidat républicain soufflait le chaud et le froid sur la façon dont il accueillerait le verdict des urnes le 8 novembre.

«Peu optimiste» sur l'avenir immédiat de la Syrie

Par ailleurs, Barack Obama s'est dit «peu optimiste» sur l'avenir immédiat de la Syrie, alors que les quartiers rebelles de la grande ville syrienne d'Alep subissent d'intenses bombardements du régime et de son allié russe.

«Je suis peu optimiste sur l'avenir immédiat de la Syrie. Une fois que la Russie et l'Iran ont pris la décision de soutenir (le président syrien Bachar al-) Assad dans sa campagne aérienne brutale (...) il était difficile de voir une façon pour l'opposition, même entraînée et modérée, de maintenir sa position très longtemps», a-t-il déclaré.

Barack Obama a demandé dimanche à son homologue russe Vladimir Poutine des efforts accrus pour limiter les violences et la souffrance des populations en Syrie, lors d'un entretien informel à Lima, a indiqué à l'AFP une source de la Maison-Blanche.

Il s'agit de leur première rencontre depuis l'élection du républicain populiste Donald Trump à la présidence des États-Unis.

La veille, Washington avait mis en garde Damas et Moscou face à l'escalade des violences dans la ville d'Alep, divisée entre quartiers gouvernementaux et quartiers tenus par les rebelles.

Les dirigeants des 21 pays de la zone Asie-Pacifique se sont retrouvés ce week-end à Lima pour évoquer les défis de l'économie mondiale.

Les relations entre la Russie et les États-Unis sont à un niveau historiquement bas depuis la fin de la Guerre froide, en raison notamment de leur opposition sur le conflit syrien et la crise ukrainienne.

Obama s'entretient brièvement avec Poutine

Barack Obama a profité du sommet de l'APEC pour s'entretenir brièvement avec son homologue russe Vladimir Poutine, dimanche.

Leur conversation - sans doute la dernière rencontre en tête à tête entre les deux hommes à titre de chefs d'État - n'a duré que quatre minutes.

M. Obama a raconté aux journalistes qu'il a encouragé M. Poutine à respecter les engagements de la Russie envers l'Accord de Minsk visant à mettre un terme à la guerre civile en Ukraine. La Maison-Blanche et le Kremlin ont indiqué que les deux hommes s'étaient entendus pour que le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov continuent à travailler afin de faire diminuer la violence en Syrie au cours des dernières semaines de l'administration Obama.

M. Poutine a plus tard déclaré que tous deux se sont accordés pour dire que si les relations professionnelles entre eux avaient été difficiles, ils avaient «toujours respecté les positions de chacun» et «avaient toujours manifesté du respect entre eux».

Il a ajouté qu'il l'avait remercié de tout le travail qu'ils avaient accompli ensemble et qu'il sera heureux de l'accueillir en tout temps en Russie.

Les observateurs s'interrogent sur l'avenir des relations entre les deux superpuissances mondiales. L'arrivée au pouvoir de Donald Trump soulève les spéculations voulant que les États-Unis adoptent à l'avenir une approche plus conciliante envers la Russie. Pendant l'administration Obama, les Américains ont promulgué de sévères sanctions contre la Russie en raison de son comportement agressif envers l'Ukraine voisine et ont tenté en vain de convaincre Moscou de cesser d'intervenir en Syrie pour aider le régime de Bachar al-Assad.

- Avec AP

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