Premières accusations pour des crimes terroristes liés à l'EI

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Abdul Malik Abdul Kareem

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Jacques Billeaud
Associated Press
PHOENIX

Un homme de l'Arizona dont le procès débute cette semaine serait la toute première personne à être formellement accusée par le gouvernement pour des crimes terroristes liés au groupe État islamique.

Abdul Malik Abdul Kareem, âgé de 44 ans, est accusé d'avoir fourni les armes utilisées lors de l'attaque d'un concours de caricatures du prophète Mahomet, l'an dernier au Texas.

Selon les enquêteurs, deux autres tireurs et lui ont visionné des vidéos d'actes violents par des terroristes, ont tenté de se procurer des bombes artisanales, ont planifié l'attaque en banlieue de Dallas et ont fait des recherches pour se rendre au Moyen-Orient pour joindre les rangs du groupe État islamique (ÉI).

Il fait notamment face à des accusations de complot et de complot visant à fournir un soutien matériel à une organisation terroriste étrangère. L'accusé nie les allégations. Son avocat, Daniel Maynard, a déjà soutenu que le dossier était inventé de toutes pièces et basé en grande partie sur le travail d'un informateur peu fiable.

Ses deux complices, Elton Simpson et Nadir Soofi, ont apporté des armes semi-automatiques et un drapeau de l'ÉI à l'événement de dessins, jugé offensants pour les personnes de confession musulmane. Ils sont morts lorsque la police est intervenue, sans avoir eu le temps de blesser quiconque au rassemblement.

Depuis le mois de mars 2014, le gouvernement américain a accusé 78 personnes de crimes liés au groupe État islamique, selon Karen J. Greenberg, la directrice du centre sur la sécurité nationale de l'école de droit Fordham. Alors que 24 personnes accusées de crimes liés à l'ÉI ont plaidé coupable, aucun n'a encore subi de procès en bonne et due forme.

Les enquêteurs ignorent si l'attaque interceptée par les autorités était inspirée ou commandée par l'ÉI. En décembre, le directeur du bureau d'enquête national (FBI), James Comey, a affirmé que les assaillants avaient échangé plus de 100 messages avec un extrémiste outre-mer avant l'attaque. Dans le document de mise en accusation d'Abdul Malik Abdul Kareem, on lit qu'Elton Simpson a communiqué avec des extrémistes de l'ÉI et d'autres groupes violents par le biais des réseaux sociaux.

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