Obama veut accélérer le remplacement des brise-glaces américains

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«Ces gros brise-glaces vont nous permettre de protéger nos intérêts et de gérer nos ressources naturelles», a indiqué la Maison-Blanche.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président américain Barack Obama a annoncé mardi que les États-Unis allaient accélérer la construction de nouveaux brise-glaces, des éléments vitaux pour asseoir les ambitions américaines dans la région contestée de l'Arctique.

La Russie a déjà revendiqué la souveraineté de larges pans de territoire en Arctique et possède 40 navires capables de traverser les glaces tout au long de l'année.

A côté, la flotte vieillissante de trois vieux brise-glaces fait pâle figure côté américain, ce qui a poussé le président américain à prendre des mesures pour accélérer son renouvellement.

Barack Obama a indiqué vouloir «accélérer la construction d'au moins un nouveau grand brise-glaces», car «même si techniquement nous en avons trois, seuls deux sont opérationnels dont un grand brise-glaces».

«Les brise-glaces sont des exemples de choses (...) qui ne peuvent pas attendre», a martelé le président Obama, ajoutant que «l'Arctique va connaître un trafic plus important» et qu'il est «nécessaire d'être préparé».

L'annonce de l'exécutif américain coïncide avec la visite de Barack Obama en Alaska, un État dont un tiers du territoire est situé au-dessus du cercle arctique.

«Ces gros brise-glaces vont nous permettre de protéger nos intérêts et de gérer nos ressources naturelles», avait indiqué plus tôt la Maison Blanche.

La fonte des glaces a provoqué un regain d'activité au-delà du cercle arctique, plusieurs nations lorgnant les importantes ressources de gaz et de pétrole que renferme le sous-sol du grand nord, dont le Canada, le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis.

Même des pays n'ayant aucun territoire en Arctique, comme la Chine, disposent de leurs propres brise-glaces et explorent les possibilités de passer par des routes maritimes très au nord, ce qui était encore inimaginable il y a quelques années.

«L'accroissement de l'activité humaine dans la région arctique va nécessiter une intendance importante pour maintenir ouvertes les routes maritimes nécessaires pour le commerce global et la recherche scientifique, ainsi que pour permettre les activités de recherche et de secours et contribuer à la paix et la stabilité régionales», a ajouté la Maison Blanche.

Les membres du Caucus Arctique du Sénat, les élus Angus King et Lisa Murkowski, estiment que cette annonce n'est qu'un modeste premier pas. Outre ces mesures concernant les brise-glaces, ils ont appelé au développement d'infrastructures et à une amélioration des cartographies de la région notamment.

D'importants financements sont nécessaires selon eux, et la facture sera particulièrement salée, chaque nouveau gros brise-glaces coûtant environ 1 milliard de dollars pièce.

Les garde-côtes ont indiqué de leur côté avoir besoin de trois gros brise-glaces et trois moyens, juste pour accomplir leurs missions de base.

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