État de l'Union: trois raisons d'écouter Obama

Le président Obama travaille dans le Bureau oval... (PHOTO JACQUELYN MARTIN, AP)

Agrandir

Le président Obama travaille dans le Bureau oval de la Maison-Blanche, le 27 janvier.

PHOTO JACQUELYN MARTIN, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Richard Hétu

collaboration spéciale

La Presse

(NEW YORK) Hausse du salaire minimum. Réforme de l'immigration. Durcissement des lois sur les armes à feu. Accès universel à l'école prématernelle. Ces politiques ont en commun d'avoir été défendues par Barack Obama l'an passé lors de son discours sur l'état de l'Union. Elles ont aussi en commun d'avoir échoué, comme plusieurs autres propositions formulées à la même occasion. D'où la question: à quoi bon écouter de nouveau ce soir le traditionnel discours sur l'état de l'Union que prononcera le président américain? Nous vous suggérons trois raisons.

Coup d'envoi de l'année électorale

En novembre prochain, les Américains iront aux urnes à l'occasion des élections de mi-mandat, qui renouvelleront l'ensemble de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. En prenant la parole devant les deux chambres du Congrès et des dizaines de millions de téléspectateurs, Barack Obama aura l'occasion de donner le coup d'envoi à cette année électorale et de définir les grands enjeux de la campagne à venir. Il faut s'attendre à ce qu'il revienne sur des propositions qui sont susceptibles de mobiliser l'électorat démocrate, dont la réforme de l'immigration, la hausse du salaire minimum, l'aide aux chômeurs de longue durée et l'accès universel à l'école prématernelle. Il justifiera la plupart de ces politiques en invoquant la montée des inégalités des revenus et des chances aux États-Unis, qui constitue à son avis «le défi central de notre époque».

> Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

Enterrement d'une «annus horribilis»

Le discours sur l'état de l'Union donnera également à Barack Obama la chance d'enterrer l'année 2013, qui a été sans contredit la pire de sa présidence. Au cours des derniers jours, le président a laissé savoir qu'il considérait 2014 comme «une année d'action pour travailler avec le Congrès quand il peut et contourner le Congrès quand c'est nécessaire». À cet égard, il a rappelé qu'il possédait «un stylo et un téléphone» pour prendre des mesures administratives face à la résistance du Congrès. Il sera intéressant d'entendre ses explications sur ce qu'il est vraiment prêt à faire avec son stylo et son téléphone. Pour enterrer 2013, le président devra également consacrer une partie de son discours à sa réforme de la santé, dont les ratés ont plombé sa présidence. Heureusement pour lui, son allocution survient au moment où les problèmes du portail de l'Obamacare sont en bonne partie réglés.

Les réponses républicaines

La tradition veut qu'un élu de l'opposition donne la réplique au président après son discours sur l'état de l'Union. Cette année, Cathy McMorris Rodgers, représentante de l'État de Washington, présentera la réponse officielle du Parti républicain. Mais cette femme qui a donné naissance à son troisième enfant fin novembre ne sera pas la seule élue de son parti à prendre la parole ce soir. Mike Lee, sénateur républicain de l'Utah, répondra également au président au nom du Tea Party, dont il est l'une des étoiles montantes au Congrès. Et son collègue du Kentucky, Rand Paul, fera de même en son nom propre. Le fils de l'ancien représentant du Texas Ron Paul ne cache pas ses ambitions présidentielles. Cette multiplicité de voix républicaines illustrera les tiraillements d'un parti au sein duquel les dirigeants ont du mal à imposer leur autorité.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer