Ebola en Espagne: plus aucun cas suspect à l'hôpital

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Les docteurs de l'hôpital Carlos III peuvent désormais respirer un peu mieux.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

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Agence France-Presse
Madrid

L'ensemble des personnes qui avaient été hospitalisées à Madrid par précaution suite à des contacts avec une aide-soignante ayant contracté Ebola, dont son mari, ont pu sortir lundi à l'issue d'une période d'observation de 21 jours, a-t-on annoncé de source hospitalière.

Onze personnes ont quitté l'hôpital Carlos III de Madrid, référent en matière d'Ebola, où l'aide-soignante Teresa Romero, qui a réussi à surmonter l'infection, avait été admise le 6 octobre, a précisé une porte-parole de l'hôpital lundi soir, en révisant un bilan de dix livré plus tôt.

Parmi elles se trouvent notamment Javier Limon, son mari, et aussi Juan Manuel Parra, un médecin urgentiste qui l'avait traitée sans protection particulière à l'hôpital d'Alcorcon (banlieue sud de Madrid) où elle avait été amenée par une ambulance.

«C'était dur, mais c'est terminé. Tout s'est bien terminé (...) Teresa va mieux et c'est notre plus grande joie», a déclaré ce médecin à la presse en quittant l'hôpital. «Et maintenant je vais saluer ma famille, embrasser mes amis... et me promener», a-t-il ajouté.

Teresa Romero, 44 ans, était la première personne infectée par Ebola hors d'Afrique. Elle est encore hospitalisée pour surmonter les effets «collatéraux» de l'infection, notamment sur ses poumons.

Mme Romero avait contracté le virus en soignant un missionnaire espagnol atteint de la fièvre hémorragique, rapatrié de Sierra Leone le 22 septembre et décédé le 25. La nouvelle de son infection avait déclenché un vent de critiques sur l'impréparation de l'Espagne face au virus et fait craindre l'arrivée de l'épidémie à plus grande échelle dans le pays et au-delà.

Javier Limon, qui envisage de saisir la justice pour dénoncer les négligences des autorités dans la lutte contre Ebola, a déclaré lors d'une conférence de presse lundi soir que le temps d'exiger que les responsabilités soient établies était arrivé.

Il a aussi évoqué avec amertume la mort de leur chien Excalibur, euthanasié pour éviter une propagation du virus contre l'avis d'experts qui estimaient qu'une quarantaine aurait été suffisante.

«Excalibur a été exécuté sans que l'on m'accorde l'opportunité de contester» cette décision, a-t-il ajouté.

Une quinzaine de personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec Teresa Romero avaient été placées en observation à l'hôpital. Toutes sont désormais hors de danger, à l'issue d'une période d'incubation de 21 jours maximum à compter du 6 octobre.

Selon les autorités, il faudra cependant encore attendre 42 jours à compter du 21 octobre, date du quatrième test négatif pour Ebola dans le cas de Teresa Romero, pour pouvoir déclarer officiellement que l'Espagne est libérée d'Ebola.

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