L'Ukraine se dit rassurée par la nouvelle administration américaine

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Deux ans après les accords de paix de Minsk, négociés sous l'égide de Paris et Berlin en février 2015, la guerre couve toujours dans l'est de l'Ukraine où près de 10 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en avril 2014.

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Valérie Leroux
Agence France-Presse
Paris

L'Ukraine est rassurée par les engagements pris par la nouvelle administration américaine dans le conflit opposant Kiev aux séparatistes de l'est du pays, soutenus par Moscou, a déclaré jeudi à l'AFP le chef de la diplomatie ukrainienne.

Pavlo Klimkine a estimé par ailleurs que Paris resterait un «partenaire clé» de l'Ukraine en Europe, quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle le 7 mai en France.

«Les États-Unis sont très clairs à la fois sur la Crimée et le Donbass (région dans l'est ukrainien). Toute spéculation sur un changement de position américaine concernant l'agression russe contre l'Ukraine est injustifiée», a déclaré M. Klimkine au retour d'une série d'entretiens lundi et mardi aux États-Unis, notamment avec son nouvel homologue Rex Tillerson.

Le ministre ukrainien a déclaré avoir reçu des «assurances très claires» que toute discussion à venir entre Washington et Moscou sur le désarmement nucléaire, la Syrie ou d'autres questions ne se ferait pas «aux dépens de l'Ukraine».

Le nouveau président américain Donald Trump a d'abord promis un rapprochement avec Moscou, nourrissant l'inquiétude en Europe, notamment à l'Est, avant que son équipe ne se montre beaucoup plus réservée.

En février, le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer a même demandé à la Russie de rendre la Crimée, annexée en 2014, à l'Ukraine pour espérer une levée des sanctions américaines.

«Solidarité européenne»

L'Union européenne conditionne pour sa part la levée des sanctions envers la Russie, soupçonnée de soutenir militairement les rebelles, à la mise en oeuvre des accords de paix de Minsk. Toutefois, l'UE n'est pas unie, plusieurs de ses membres, dont l'Italie, l'Espagne et la Grèce, souhaitant une levée plus rapide.

«Je crois que quelque soit le résultat de la prochaine élection, la France va rester un allié et un partenaire clé pour l'Ukraine», a ajouté M. Klimkine, en se refusant à spéculer sur l'éventuelle victoire d'un candidat prorusse comme Marine Le Pen, présidente du parti d'extrême droite Front national.

L'Ukraine a besoin de la «solidarité européenne et transatlantique» face à la Russie et la position de la France est de ce point de vue «très importante», a souligné le ministre, à l'issue d'un entretien avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

«La tactique russe consiste à jouer la surenchère (...) afin de l'utiliser comme levier dans les négociations à venir au format «Normandie» (Russie, Ukraine, France, Allemagne) et bien sûr avec l'administration américaine», a affirmé Pavlo Klimkine.

Deux ans après les accords de paix de Minsk, négociés sous l'égide de Paris et Berlin en février 2015, la guerre couve toujours dans l'est de l'Ukraine où près de 10 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en avril 2014.

Début février, une nouvelle flambée de violences a causé la mort d'une trentaine de civils et militaires. La Russie a aussi alors annoncé qu'elle reconnaissait désormais les passeports délivrés par les séparatistes prorusses, au grand dam de Kiev.

Pavlo Klimkine a réitéré par ailleurs le souhait de son pays d'acquérir des armes défensives auprès des Occidentaux, notamment des équipements électroniques et de communication, afin de mieux faire face aux menaces.

«Il est important pour nous d'acquérir des armes défensives. Elles n'ont pas vocation à être utilisées pour une opération offensive, mais relèveraient sensiblement (la donne) pour ceux qui peuvent nous attaquer», a-t-il souligné.




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