Rencontre Kerry-Poutine: Nicholson y voit «un certain début de progrès»

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Les ministres des Affaires étrangères du Canada Rob Nicholson et d'Ukraine Pavlo Klimkin.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Ottawa

Le ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson, a exprimé un optimisme modéré quant à la résolution de la crise en Ukraine après une rencontre entre le secrétaire d'État américain John Kerry et le président russe Vladimir Poutine.

M. Nicholson s'est fait informer par M. Kerry des discussions tenues lors de cette rencontre alors qu'il se trouvait à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN en Turquie, qui s'est conclue jeudi.

M. Kerry a rencontré M. Poutine en Russie deux jours auparavant, pour la première fois depuis l'éruption de la crise en Ukraine l'an dernier.

Aucune percée ne semble avoir été réalisée lors de la rencontre, mais M. Kerry se préoccupait surtout d'obtenir de la Russie qu'elle respecte une entente de cessez-le-feu avec l'Ukraine.

M. Nicholson a dit que la rencontre pourrait avoir marqué «le début d'un certain progrès».

Il a ajouté que M. Kerry était sur la même longueur d'onde que le Canada et ses alliés: la Russie doit quitter l'Ukraine, et elle sera jugée sur ce qu'elle fait et non sur ce qu'elle dit.

«Ils l'ont entendu à nouveau, et je crois qu'il s'agit de l'espoir de tout le monde, celui du secrétaire d'État et de l'OTAN, que M. Poutine comprenne le message», a dit M. Nicholson.

«Je crois que leur conversation a été très franche et que le secrétaire d'État a été complètement honnête sur les attentes de l'Alliance».

M. Nicholson a indiqué que les ministres des Affaires étrangères avaient aussi fait part de leur désir de voir l'OTAN accroître le nombre de ses pays membres, qui est actuellement de 28. Plus précisément, cela signifierait d'accueillir le Monténégro et la Géorgie. Cette politique a été jugée provocante par plusieurs analystes en Russie.

En 2008, l'OTAN a mis sur la glace son plan d'admettre la Géorgie et l'Ukraine. Peu après, les troupes russes sont entrées en Géorgie et se sont rapidement retirées, mais cette tension était un signe avant-coureur de ce qui se passe actuellement en Ukraine.

M. Nicholson a ignoré les suggestions selon lesquelles l'expansion de l'OTAN pourrait provoquer le président Poutine. Il a dit s'attendre à ce que l'accession du Monténégro soit la première chose à l'ordre du jour de l'Alliance.

«La Géorgie continue ses démarches pour être admise», a dit M. Nicholson. «La Géorgie est un pays libre. Elle peut prendre ses propres décisions. Et nous soutenons cela».

Le ministre Nicholson a rencontré ses homologues de l'OTAN dans la ville turque d'Antalya. Ils ont aussi discuté des tensions au Moyen-Orient, incluant dans les pays voisins de la Syrie et de l'Irak.

Ils ont aussi dû discuter d'une demande de trois pays baltes membres de l'Alliance - l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, trois anciennes républiques soviétiques qui ont obtenu leur indépendance dans les années 1990 après la fin du bloc de l'Est - qui veulent une présence militaire de l'OTAN dans leur région pour décourager une possible invasion de la Russie.

M. Nicholson a précisé que cette demande serait étudiée ultérieurement par l'OTAN.

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