Les débris du vol MH17 arrivent aux Pays-Bas pour une reconstitution

Huit camions transportant des débris du vol MH17 sont arrivés... (PHOTO ANP ROBIN VAN LONKHUIJSEN, AFP)

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Huit camions transportant des débris du vol MH17 sont arrivés mardi à la base militaire de Gilze-Rijen, escortés par la police, après avoir quitté l'Ukraine la semaine passée.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
GILZE-RIJEN

Des débris du vol MH17, abattu à la mi-juillet dans l'Est de l'Ukraine, sont arrivés mardi à la base militaire des Pays-Bas où l'avion sera reconstitué pour rechercher les causes du drame, a constaté une journaliste de l'AFP.

Une cinquantaine de proches des 298 victimes de la catastrophe aérienne avaient été autorisés à entrer dans la base militaire de Gilze-Rijen pour assister à l'arrivée du convoi, a indiqué Sara Vernooij, porte-parole du Bureau d'enquête pour la sécurité (OVV), en charge de l'enquête.

Au total, huit camions transportant des fragments de l'avion sont arrivés vers 14 h (8 h au Québec) à la base militaire de Gilze-Rijen, escortés par la police. Ils avaient quitté l'Ukraine la semaine passée.

«Cela prendra plusieurs mois avant que nous n'ayons une reconstruction partielle de l'appareil», a déclaré Tjibbe Joustra, directeur de l'OVV, devant la base.

Le vol MH17 de Malaysia Airlines, qui devait assurer la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, s'est écrasé le 17 juillet dans l'Est de l'Ukraine. Ses 298 occupants, dont deux tiers de Néerlandais, ont péri.

L'appareil a probablement été abattu par un missile alors qu'il survolait une région tenue par les séparatistes prorusses.

L'Ukraine et les États-Unis affirment que l'appareil a été abattu par un missile sol-air fourni aux séparatistes prorusses par Moscou. La Russie a démenti et a pointé du doigt les forces ukrainiennes.

Les Pays-Bas sont chargés d'établir les causes de la catastrophe et vont reconstituer en partie la carcasse pour l'enquête. Les débris seront photographiés, scannés et numérotés avant d'être assemblés.

«Ce que nous voulons, c'est avoir une preuve supplémentaire de ce qu'il s'est passé, notre rapport veut reconstruire les faits», a soutenu M. Joustra.

La reconstitution sera fermée au public mais les proches des victimes pourront la voir s'ils le souhaitent.

Dans un premier rapport publié le 9 septembre, l'OVV a estimé que le Boeing 777 avait été perforé en vol par des «projectiles à haute énergie», sans aller jusqu'à confirmer l'hypothèse d'un missile. Un rapport final est attendu pour l'été 2015.

L'évacuation des débris a longtemps été retardée, principalement par l'insécurité sur le site de l'écrasement, situé dans une zone de combats entre forces ukrainiennes et séparatistes.

Les restes de 292 des 298 victimes ont jusqu'à présent été identifiés alors que sur le site de l'écrasement, les travaux ont été interrompus pour l'hiver.

La reconstitution d'une carcasse après une catastrophe aérienne est rare. On compte parmi les précédents le vol Pan Am qui avait explosé au-dessus du village écossais de Lockerbie en 1988, un attentat qui avait fait 270 morts, ou encore le vol TWA 800 qui avait explosé en vol en 1996 au large de New York, peu après son décollage à destination de Paris, avec 230 passagers à bord.

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