Être visés par des sanctions russes est un gage d'honneur, dit le Canada

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Le drapeau ukrainien flottait au parlement canadien en signe de soutien, le 4 mars.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

(OTTAWA) Les parlementaires canadiens qui ont été frappés d'un interdit de séjour en Russie par le régime de Vladimir Poutine voient cette sanction comme «une médaille d'honneur».

La Russie a riposté lundi aux sanctions canadiennes dans le dossier de l'Ukraine, en interdisant de séjour 13 parlementaires et représentants canadiens, dont le président de la Chambre des communes, Andrew Scheer, et le leader parlementaire du gouvernement, Peter Van Loan.

Le ministre des Affaires étrangères de la Russie a affirmé vouloir ainsi répliquer à «un geste inacceptable du côté canadien qui a gravement affecté les relations bilatérales». Il s'est néanmoins dit ouvert à un dialogue « constructif » avec le Canada.

Le gouvernement Harper a annoncé la semaine dernière des sanctions économiques contre des représentants russes, ajoutant que ces gens seraient dorénavant persona non grata au Canada.

«J'arbore mon interdiction d'entrer en Russie comme une médaille d'honneur, et je suis fier d'être en aussi distinguée compagnie. Je n'ai pas l'intention de me rendre en Sibérie. Je n'ai pas d'investissements à Sotchi. Je n'ai aucun désir de visiter Moscou et de me faire empoisonner comme ce fut le cas lors de ma dernière visite», a déclaré le député libéral de Mont-Royal, Irwin Cotler, un des parlementaires visés par l'interdit de séjour.

«De fait, en 1979, j'ai été expulsé puis banni de l'Union soviétique alors que je défendais des prisonniers politiques, dont Natan Sharansky. J'ai été arrêté et accusé d'association avec des «criminels» - dont faisait partie le grand militant des droits de la personne Andrei Sakharov. Ces actes n'ont pas arrêté ma défense des droits de la personne; et l'annonce d'aujourd'hui m'inspire plutôt à redoubler d'efforts pour faire progresser la cause des droits de la personne pour tous», a ajouté M. Cotler, un député fort respecté à l'étranger pour sa lutte en faveur des droits de la personne.

Accompagnant le premier ministre Stephen Harper durant son voyage en Europe, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a affirmé que les parlementaires canadiens ayant été visés ont un parcours sans faute, contrairement aux individus russes visés par les sanctions canadiennes.

«Les Canadiens qui ont été nommés par la Russie ne font pas partie d'une oligarchie et ne menacent pas d'annexer par la force militaire une partie du territoire d'un voisin pacifique», a affirmé Adam Hodge, porte-parole du ministre Baird.

Les autres élus ciblés par les sanctions russes sont les députés conservateurs Ted Opitz, James Bezan et Dean Allison, la libérale Chrystia Freeland, ainsi que le néo-démocrate Paul Dewar. Des proches collaborateurs du premier ministre Stephen Harper sont aussi du nombre: le greffier du Conseil privé, Wayne Wouters, de même que le sous-secrétaire et la secrétaire adjointe du cabinet du premier ministre, Jean-Francois Tremblay et Christine Hogan.

Le sénateur libéral indépendant Raynell Andreychuk et le président du Congrès ukrainien-canadien, Paul Grod, complètent la liste des persona non grata en Russie.

- Avec Agence France Presse




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