Lavrov refuse de rencontrer son homologue ukrainien

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John Kerry (à droite) et Sergei Lavrov (2e à partir de la gauche) s'étaient une première fois retrouvés au Palais de l'Élysée à l'occasion d'une réunion internationale sur le Liban organisée par le président français François Hollande.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Paris

Les discussions pour tenter de résoudre la crise ukrainienne «vont se poursuivre», a indiqué mercredi à Paris le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, à son départ du Quai d'Orsay où il n'a pas rencontré son homologue ukrainien, Andrii Dechtchitsa.

Dans le bureau du chef de la diplomatie française Laurent Fabius, M. Lavrov s'était entretenu dans la soirée avec le secrétaire d'État américain John Kerry, l'Allemand Frank-Walter Steinmeier, le Britannique William Hague et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

«Nous avons eu une longue journée de discussions sur l'Ukraine. Nous sommes tous préoccupés par ce qui se passe là-bas», a déclaré M. Lavrov dans une courte déclaration à la presse à son départ du ministère vers 19 h GMT (14 h à Montréal).

«Nous sommes tombés d'accord pour poursuivre les discussions dans les jours à venir afin de voir comment aider à stabiliser, normaliser la situation et surmonter la crise», a-t-il ajouté.

Alors que des journalistes lui demandaient s'il avait rencontré son homologue ukrainien au Quai d'Orsay, M. Lavrov a répondu: «Qui est-ce ? Je n'ai vu personne».

Toute la journée, les Occidentaux auront tenté de faire pression sur le ministre russe pour qu'il accepte de rencontrer son homologue ukrainien. En vain.

Après le départ de M. Lavrov, les discussions ont repris entre MM. Fabius, Kerry, Hague, Steinmeier et Mme Ashton, qui ont alors été rejoints par le ministre ukrainien des Affaires étrangères. «Je crois vraiment que nous allons vers une issue positive», a ensuite déclaré M. Dechtchitsa.

«C'est la première fois depuis le début de la crise ukrainenne que tout le monde était réuni ensemble. C'est le début des négociations. Elles ne sont pas terminées», a déclaré de son côté Laurent Fabius.




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