La Corée du Sud exige la libération de deux «espions» arrêtés par Pyongyang

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La Corée du Nord a annoncé tard jeudi l'arrestation de deux hommes de nationalité sud-coréenne, Kim Kuk-Gi (photo) et Choe Chun-Gil.

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Agence France-Presse
SÉOUL

La Corée du Sud a exigé vendredi la libération immédiate de deux de ses ressortissants arrêtés par la Corée du Nord pour espionnage, des accusations «sans fondement» selon Séoul.

La Corée du Nord a annoncé tard jeudi l'arrestation de deux hommes de nationalité sud-coréenne, Kim Kuk-Gi et Choe Chun-Gil, qui opéraient en «terroristes» depuis la ville frontalière chinoise de Dandong.

«Ils ont participé activement à une campagne de calomnie anti-RPDC (République populaire démocratique de Corée, nom officiel de la Corée du Nord)», organisée par les services du renseignement américain et sud-coréen, a affirmé l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Les deux espions présumés ont été exhibés lors d'une «conférence de presse» à Pyongyang en présence de journalistes et de diplomates étrangers.

Le ministère sud-coréen de l'Unification, responsable des relations Intercoréennes, a dénoncé des «allégations sans fondement» violant le droit international.

«Le gouvernement demande fermement à la Corée du Nord la libération immédiate de nos ressortissants (...) et leur rapatriement sans délai», a déclaré à la presse un porte-parole du ministère, Lim Byeong-Cheol.

Selon KCNA, les suspects ont collecté des informations sur «le parti, l'État et des secrets militaires».

Choe aurait recruté des Nord-Coréens pour collecter des échantillons de sol autour du complexe nucléaire de Yongbyon. «Ses crimes incluent des actes de déstabilisation de la RPDC», selon KCNA.

Kim est de son côté accusé de «propagande religieuse» à Dandong, plaque tournante du commerce et des trafics entre la Chine et la Corée du Nord, où réside une importante communauté d'ethnie coréenne.

L'an dernier la Corée du Nord avait condamné aux travaux forcés à perpétuité un missionnaire sud-coréen accusé d'avoir créé une Église clandestine.

Si la religion est reconnue dans la constitution nord-coréenne, elle est sévèrement encadrée et réservée à des groupes reconnus par le gouvernement.

Les missionnaires étrangers sont toujours accueillis avec beaucoup de suspicion.

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