Snowden toujours bloqué dans un aéroport de Moscou

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Edward Snowden semblait toujours être dans la zone de transit de l'aéroport Moscou-Cheremetievo.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Benoit FINCK
Agence France-Presse
Moscou

Après avoir enfin reçu une offre d'asile politique de pays d'Amérique latine, l'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden semblait ne pas avoir quitté lundi Moscou où il est bloqué depuis 16 jours, sans que l'on puisse en connaître la raison.

Recherché pour espionnage par les États-Unis après la révélation d'informations fracassantes sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales, M. Snowden pourrait désormais se rendre en Bolivie, au Venezuela ou au Nicaragua, qui se sont dits prêts à l'accueillir.

Contactées par l'AFP lundi, les ambassades de ces trois pays ont déclaré n'avoir «aucune information» sur le sort de M. Snowden, invisible depuis son arrivée le 23 juin dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo, en provenance de Hong Kong où il s'était rendu après avoir quitté les États-Unis.

Interrogé par l'AFP sur le sort du fugitif américain, le porte-parole du président russe Vladimir Poutine a indiqué lundi que la Russie n'était pas concernée: «ce n'est pas notre affaire», a déclaré Dmitri Peskov.

La Russie, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les États-Unis, avait indiqué précédemment que M. Snowden n'avait pas franchi formellement sa frontière, c'est-à-dire le contrôle des passeports, et qu'elle n'avait rien à lui reprocher.

De nombreuses incertitudes planent cependant sur la manière dont M. Snowden, qui a vu son passeport annulé par Washington, pourrait quitter l'aéroport de Moscou pour se rendre dans un pays d'accueil sans être intercepté par les Américains.

L'avion du président bolivien Evo Morales avait été contraint d'effectuer une escale à Vienne, à son retour de Moscou où il était en visite la semaine dernière, plusieurs pays européens le soupçonnant de ramener avec lui Edward Snowden.

Cet incident a scandalisé l'Amérique latine et avant tout le président bolivien qui a déclaré samedi qu'«en signe de protestation», son pays allait accorder l'asile politique à Snowden si celui-ci en faisait la demande.

Pendant sa visite à Moscou, M. Morales s'était dit prêt à examiner une demande d'asile de l'Américain, alimentant les rumeurs sur la présence de M. Snowden dans son avion.

La Bolivie, le Venezuela et le Nicaragua entretiennent des relations politiques tendues avec les États-Unis, et semblent pour l'heure les seules options pour l'informaticien qui a demandé l'asile politique à plus d'une vingtaine de pays et essuyé de nombreux refus.

De son côté, Cuba soutient «le droit souverain» des États d'Amérique latine d'accorder l'asile à «ceux qui sont persécutés pour leur idéal ou en raison de leur lutte pour les droits démocratiques», avait déclaré dimanche le président Raul Castro. Il a aussi condamné l'Espagne, l'Italie, la France et le Portugal qui avaient interdit le survol de leur espace aérien par l'avion du président bolivien entre Moscou et La Paz.

Ces développements illustrent les obstacles auxquels pourrait faire face Snowden pour quitter la Russie en direction d'un des trois pays d'Amérique latine prêts à lui accorder l'asile politique.

En outre, il n'existe pas de vol commercial direct au départ de Moscou vers la Bolivie, le Venezuela et le Nicaragua. M. Snowden devrait donc théoriquement faire une escale à La Havane. M. Castro n'a jusqu'ici fait aucune allusion à cette éventualité.

Si le séjour de M. Snowden à Moscou devait se prolonger encore pendant des semaines, il pourrait entraîner l'annulation de la visite du président américain Barack Obama dans la capitale russe début septembre, à la veille du G20 à Saint-Pétersbourg, affirme lundi le quotidien Kommersant en citant une source au département d'État américain.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de M. Poutine a estimé que ces informations étaient «absurdes».

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