Les Palestiniens lancent un ultimatum à Israël

Si le premier ministre Benyamin Nétanyahou «croit qu'il... (PHOTO NICHOLAS KAMM, ARCHIVES AFP)

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Si le premier ministre Benyamin Nétanyahou «croit qu'il peut maintenir le statu quo et que nous participerons à ça (il peut l'oublier). Ceci ne durera pas au-delà de novembre, nous n'en accepterons pas davantage», a dit le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat à quelques journalistes à Ramallah.

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Pourparlers israélo-palestiniens
Pourparlers israélo-palestiniens

Restez à l'affût des derniers développements des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens consultant notre dossier. »

Agence France-Presse
RAMALLAH, Cisjordanie

Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a fixé jeudi à novembre l'échéance avant que les Palestiniens ne prennent des initiatives diplomatiques pour la reconnaissance de leur État, qui risquent de déplaire fortement aux Israéliens et aux Américains.

Si le premier ministre Benyamin Nétanyahou «croit qu'il peut maintenir le statu quo et que nous participerons à ça (il peut l'oublier). Ceci ne durera pas au-delà de novembre, nous n'en accepterons pas davantage», a dit M. Erakat à quelques journalistes à Ramallah.

M. Erakat évoquait les perspectives actuellement très sombres de règlement du conflit israélo-palestinien dans un avenir proche, et de création d'un État palestinien indépendant coexistant avec Israël.

Devant cette absence de perspectives, le président palestinien Mahmoud Abbas s'emploie à rallier au Conseil de sécurité de l'ONU une majorité suffisante autour d'un projet de résolution qui forcerait la marche vers un État palestinien.

Le texte reposerait sur les principes de reprise des discussions de paix, en vue d'un État palestinien pleinement indépendant en novembre 2017, sur les lignes de partage existant avant la guerre de 1967. Un tel texte semble voué à l'échec.

M. Erakat a redit qu'en cas d'échec, la Palestine, État observateur à l'ONU, demanderait à adhérer à un certain nombre d'organisations internationales, à commencer par la Cour pénale internationale (CPI). Une telle adhésion, vue d'un mauvais oeil par les États-Unis, pourrait signifier des poursuites internationales de dirigeants israéliens pour crimes de guerre.

Une demande palestinienne d'adhésion à la CPI dès novembre est «possible, c'est ce que nous pensons, c'est un calendrier fort», a déclaré M. Erakat.

Dans l'éventualité très improbable où le Conseil de sécurité adopterait une résolution conforme aux attentes actuelles des Palestiniens, ces derniers finiraient quand même par demander l'adhésion à la CPI à un moment donné, a dit M. Erakat.

M. Nétanyahou «rendra des comptes pour tous ses agissements et ses décisions», a-t-il dit.

Le secrétaire d'État John Kerry a exprimé à MM. Abbas et Erakat l'opposition américaine au projet palestinien de résolution au Conseil de sécurité.

Lors d'une rencontre de deux heures au Caire début octobre en marge d'une conférence de donateurs pour la bande de Gaza, M. Kerry leur a dit : «ce n'est pas une option», a rapporté M. Erakat.

Il a démenti des informations selon lesquelles les Palestiniens avaient accepté de repousser de deux mois toute initiative au Conseil de sécurité.

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