Trump a une «âme noire», selon le père d'un soldat musulman tué en Irak

Ghazala Khan, Khizr Khan et une photo de leur... (PHOTO ROBYN BECK, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Ghazala Khan, Khizr Khan et une photo de leur fils, Humayun S. M. Khan.

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Agence France-Presse
Washington

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a une «âme noire» et est «incapable d'empathie», a accusé dimanche Khizr Khan, père d'un soldat américain musulman tué en Irak et qui est engagé ces derniers jours dans une joute verbale avec le milliardaire.

«Cette personne est totalement incapable d'empathie. Je veux que sa famille le conseille, lui apprenne à faire preuve d'empathie. Il serait une meilleure personne (...), mais il a une âme noire», a déclaré M. Khan sur CNN, la voix chargée d'émotion, estimant que le Parti républicain devrait «répudier» M. Trump.

Son attaque contre l'homme d'affaires au dernier jour de la convention d'investiture d'Hillary Clinton a eu un écho retentissant aux États-Unis. M. Khan avait dénoncé des propos anti-musulmans et anti-immigrés de Donald Trump.

L'intéressé a vivement réagi samedi, critiquant le fait que Ghazala Khan --épouse de Khizr Khan-- était restée silencieuse près de son mari jeudi à la convention démocrate.

«Pour un candidat à la présidence, ignorer le statut d'une mère Gold Star (organisation de soutien aux mères de soldats tués au combat, NDLR), s'en prendre à elle, c'est le sommet de l'ignorance», a répliqué M. Khan, invoquant aussi la santé fragile de sa femme.

«Voici ma réponse à Donald Trump», a écrit dimanche Mme Khan dans une tribune au Washington Post, où elle raconte que son fils «voulait être avocat, comme son père, pour aider les gens».

«Quand je suis entrée sur scène à la convention, avec cette grande photo de mon fils derrière moi, je pouvais à peine me retenir», écrit-elle. «Juste en parler est difficile pour moi en permanence».

Dans un entretien sur ABC dimanche, M. Trump a aussi riposté: «Bien que je déplore profondément la disparition de son fils, M. Khan, qui ne m'a jamais rencontré, n'a pas le droit de se tenir devant des millions de personnes et de déclarer que je n'ai jamais lu la Constitution (ce qui est faux)».

Il a pris soin de qualifier Humayun Khan --tué en 2004, à 27 ans, dans un attentat suicide en Irak-- de «héros».

«Donald Trump dit qu'il a fait beaucoup de sacrifices. Il ne sait pas ce que signifie le mot sacrifice», a poursuivi Ghazala Khan, arrivée aux États-Unis du Pakistan il y a des décennies. Et «lorsque Donald Trump parle de l'islam, il est ignorant», a-t-elle taclé. «S'il étudiait le vrai islam et le Coran, toutes les idées qu'il se fait à cause des terroristes changeraient», a-t-elle conclu.

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