Ted Cruz a choisi Carly Fiorina comme colistière

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Ted Cruz a présenté sa colistière Carly Fiorina lors d'un rassemblement à Indianapolis, en Indiana.

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Agence France-Presse
Washington

Le candidat à l'investiture présidentielle républicaine Ted Cruz a jeté mercredi son va-tout en nommant Carly Fiorina comme colistière, afin de reprendre l'initiative contre le favori Donald Trump dans l'État de l'Indiana, prochaine étape déterminante des primaires.

Rompant avec la tradition, le sénateur du Texas n'a pas attendu la fin des primaires pour nommer Carly Fiorina comme sa candidate à l'investiture pour la vice-présidence, la qualifiant de «leader extraordinaire».

Le «ticket» ainsi formé inclut deux conservateurs qui critiquent ouvertement l'appareil du parti républicain, chacun tentant de se présenter comme un «outsider» de la politique pour faire concurrence au milliardaire new-yorkais.

«Pourquoi faire cette annonce maintenant?», s'est-il demandé à Indianapolis lors d'un rassemblement. «Les électeurs méritent un candidat qui ne change pas comme une girouette, vous méritez de savoir exactement ce que pense un candidat», a-t-il répondu, en ajoutant qu'il souhaitait donner aux Américains «un choix clair».

Ancienne PDG de Hewlett Packard, Carly Fiorina est ainsi repêchée de la course des primaires, où elle n'avait obtenu que de piètres résultats. Elle n'avait d'ailleurs pas toujours été tendre pour Ted Cruz, déclarant en janvier que son ex-rival disait «tout et n'importe quoi pour être élu».

«Ce n'est pas fini», a déclaré Carly Fiorina, en s'attaquant immédiatement au favori républicain. «Donald Trump et Hillary Clinton sont les deux faces d'une même médaille», a-t-elle dit, en les accusant chacun de faire partie du «système».

Quelques heures plus tôt, à Washington, Donald Trump a prononcé un discours de politique étrangère dans lequel il a repris le slogan des isolationnistes opposés à l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.

«"L'Amérique d'abord" sera le thème majeur de mon administration», a déclaré Donald Trump.

A six semaines de la fin des primaires républicaines, Donald Trump dispose de 991 délégués contre 568 pour Ted Cruz, selon le décompte de CNN. Il a besoin de remporter plus de la moitié des délégués restant à attribuer d'ici le 7 juin afin d'atteindre la majorité absolue de 1237.

La primaire de l'Indiana, mardi prochain, sera déterminante, tant l'investiture se jouera à quelques délégués près. Pour l'instant, Donald Trump a une légère avance dans les quelques sondages réalisés dans l'État.

Bernie Sanders se trouvait mercredi à l'université Purdue,... (PHOTO REUTERS) - image 2.0

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Bernie Sanders se trouvait mercredi à l'université Purdue, à West Lafayette, dans l'Indiana. 

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Sanders réduit ses effectifs

Chez les démocrates, en revanche, la voie de l'investiture est dégagée pour Hillary Clinton, qui a remporté une série de victoires depuis la semaine dernière et accru son avance en nombre de délégués. Sauf coup de théâtre, elle portera les couleurs du parti démocrate à l'élection présidentielle de novembre, la première femme de l'histoire américaine à atteindre cette étape.

Dans un échange donnant un avant-goût du duel qui se profile, Donald Trump a attaqué la démocrate en l'accusant de «jouer la carte de la femme».

«Si elle était un homme et se comportait comme elle le fait, elle n'aurait pratiquement aucune voix», a déclaré le milliardaire mercredi sur CNN.

Hillary Clinton avait pris les devants dès mardi à Philadelphie: «Si se battre pour la couverture santé des femmes, le congé parental rémunéré et l'égalité salariale revient à jouer la carte de la femme, alors comptez sur moi».

Avec désormais 2168 délégués, dont quelque 500 «super délégués» (élus et responsables démocrates), l'ancienne secrétaire d'État est loin devant le sénateur du Vermont Bernie Sanders (1401). La majorité absolue est de 2383. Il reste un millier de délégués démocrates à distribuer lors de 14 primaires, jusqu'au 14 juin.

Elle a tendu la main aux partisans de son rival en assurant: «Que vous souteniez le sénateur Sanders ou moi-même, ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise».

Mais Bernie Sanders a sous-entendu qu'il ne se retirerait pas avant la convention, afin de peser sur l'élaboration du programme officiel du parti.

«Nous irons à la convention démocrate à Philadelphie avec le plus de délégués possibles, afin de nous battre pour une plateforme progressiste», a ajouté Bernie Sanders, en énumérant ses propositions: salaire minimum à 15 dollars, couverture maladie universelle, gratuité de l'université publique, taxe carbone...

Il semble avoir officiellement enterré tout espoir de remporter l'investiture. Le sénateur a dit au New York Times mercredi qu'il se séparerait de «centaines» de salariés dans tout le pays, concentrant ses efforts sur la grande primaire de Californie, le 7 juin.

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