Les forces irakiennes progressent dans Fallouja

Les États-Unis ont procédé à des frappes aériennes... (PHOTO KHALID MOHAMMED, AP)

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Les États-Unis ont procédé à des frappes aériennes alors que les troupes irakiennes ont pénétré dans le quartier Chouhada, le 3 juin à Fallouja.

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Le groupe État islamique

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Agence France-Presse

Les forces irakiennes ont enregistré des progrès vendredi dans leur offensive à Fallouja en entrant dans un nouveau quartier du sud de ce bastion du groupe État islamique (EI), selon des commandants.

Selon un photographe de l'AFP accompagnant une unité militaire du ministère de l'Intérieur dans Fallouja, les forces irakiennes ont pénétré dans le quartier Chouhada, situé à la limite sud du centre de la ville.

« Les forces de sécurité ont avancé à partir du quartier de Naimiyah vers celui de Chouhada », a déclaré à l'AFP le général Abdelwahab al-Saadi, le commandant de l'opération pour la reprise de Fallouja, lancée le 23 mai.

« Les combats entre nos forces et les djihadistes ont été féroces », a dit un autre officier.

Après une première phase qui a permis aux troupes irakiennes de couper les dernières lignes d'approvisionnement des djihadistes, les forces d'élite sont entrées le 30 mai dans Fallouja, à 50 km à l'ouest de Bagdad, à partir de trois axes.

Elles ne sont néanmoins pas parvenues à y avancer rapidement en profondeur en raison de la résistance des djihadistes.

Leur progression a été en outre ralentie par les craintes pour le sort de quelque 50 000 civils bloqués dans Fallouja.

Selon le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), qui gère ces camps de déplacés au sud de la ville, environ 12 000 habitants ont réussi à fuir depuis le 21 mai. Mais aucun d'entre eux n'habitait le centre de la ville, où les civils pris au piège des combats manquent d'eau potable et de nourriture.

Par ailleurs et malgré le fait que le pouvoir est accaparé par l'offensive antidjihadistes, près de 1000 Irakiens ont de nouveau protesté vendredi à Bagdad pour réclamer un nouveau gouvernement formé de technocrates et la mise en place de réformes politiques.

Mais contrairement aux précédentes semaines, le rassemblement auquel ont participé en majorité des partisans du chef religieux chiite Moqtada Sadr s'est déroulé dans le calme.

« Nous devons maintenir la pression, c'est le seul moyen d'obtenir le résultat escompté: en finir avec la corruption et rendre l'Irak aux Irakiens », a dit Ali Chasseb, un chauffeur de taxi venu du sud du pays pour participer à cette manifestation.

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