Tirs d'artillerie turcs contre des positions de l'EI en Syrie

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Des canons turcs ont effectué des tirs près de la porte de passage d'Oncupinar vers la Syrie, le 17 février.

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Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
ISTANBUL

L'artillerie turque a ouvert le feu sur des positions du groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie, qui ne sont pas partie prenante à la trêve en cours entre le régime et les groupes rebelles, a rapporté lundi l'agence de presse privée Dogan.

Entre 50 et 60 obus ont frappé des positions de l'EI dans le nord d'Alep, en coordination avec la coalition internationale dirigée par les États-Unis, selon cette agence.

C'est la première fois que la Turquie bombarde l'EI depuis le mois de janvier, où l'artillerie avait pilonné ses positions en Syrie et en Irak après un attentat suicide qui avait tué 12 touristes allemands dans le quartier historique de Sultanahmet à Istanbul.

Cette attaque, non revendiquée, a été attribuée par la Turquie au groupe djihadiste.

Avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, l'artillerie turque a aussi régulièrement bombardé ces dix derniers jours les positions des milices kurdes syriennes près de la frontière turque, en riposte, selon Ankara, à des tirs.

La Turquie avait demandé en vain que le PYD (Parti de l'union démocratique, principale formation kurde en Syrie) et son bras armé les YPG (Unités de protection du peuple) soient exclus du cessez-le-feu.

Ankara est en profond désaccord avec son allié américain au sujet de cette milice que Washington soutient militairement car elle se trouve en première ligne du combat contre les djihadistes de l'EI.

Ankara considère les YPG et le PYD comme des groupes « terroristes » car très proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène la rébellion sur son sol depuis 1984.

Les Nations unies ont estimé lundi qu'en dépit de quelques incidents isolés, la trêve négociée par Moscou et Washington en Syrie, entrée en vigueur samedi, était « globalement » respectée.

L'accord de trêve concerne seulement les zones de combat entre les forces du régime, appuyées par l'aviation de l'allié russe, et les rebelles syriens et exclut l'EI et le Front Al-Nosra (la branche syrienne d'Al-Qaïda), qui contrôlent plus de 50 % du territoire syrien.

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