Raids contre l'EI en Syrie : pression sur les Pays-Bas

Quatre avions d'assaut F16 néerlandais ont bombardé les djihadistes... (Phtoo Francois Mori, archives AP)

Agrandir

Quatre avions d'assaut F16 néerlandais ont bombardé les djihadistes de l'EI en Irak depuis octobre 2014, mais La Haye avait indiqué ne pas envisager de raids aériens en Syrie sans mandat de l'ONU.

Phtoo Francois Mori, archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
LA HAYE

La pression s'accroît sur les Pays-Bas pour qu'ils participent aux raids contre le groupe État islamique en Syrie menés par la coalition conduite par les États-Unis, plusieurs députés néerlandais ayant appelé jeudi soir à rejoindre la campagne de bombardements contre l'EI.

Le gouvernement a toutefois indiqué qu'il prendrait la décision de participer aux opérations seulement après l'examen de « tous les aspects politiques et militaires » du conflit syrien.

« Il est grand temps d'agir contre l'EI en Syrie », a lancé Raymond de Roon du Parti pour la Liberté (PVV, extrême droite) au cours d'une réunion de la commission parlementaire des Affaires étrangères, qui s'est tenue jeudi.

« Il faudrait mettre un terme aux livraisons du pipeline syrien de l'EI », a renchéri Han ten Broeke, député du Parti libéral (VVD) du premier ministre Mark Rutte.

Quatre avions d'assaut F16 néerlandais ont bombardé les djihadistes de l'EI en Irak depuis octobre 2014, mais La Haye avait indiqué ne pas envisager de raids aériens en Syrie sans mandat de l'ONU.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders a de son côté indiqué pendant la réunion qu'une demande de participation des Pays-Bas à la coalition contre l'EI en Syrie avait été émise à la fois par la France et les États-Unis.

« Les Pays-Bas sont un petit pays qui a été très actif dans la lutte contre l'EI », a-t-il ajouté.

« Mais nous devons prendre une telle décision qu'après que tous les aspects politiques et militaires en Syrie aient été bien examinés », a ajouté M. Koenders, en précisant que cela pourrait prendre encore du temps. La coalition de M. Rutte au pouvoir reste divisée sur la question, écrivait la presse néerlandaise jeudi.

Si les députés du VVD du premier ministre sont en faveur de frappes en Syrie, les travaillistes du PvdA, auquel est affilié le chef de la diplomatie Bert Koenders, sont « très réservés », rappelle le quotidien de centre gauche De Volkskrant.

Le feu vert du Parlement britannique suivi dans la nuit de mercredi à jeudi des premières frappes aériennes britanniques en Syrie contre des installations pétrolières de l'EI accroît fortement la pression sur les députés néerlandais pour un engagement dans la coalition.

Mercredi à Bruxelles, le secrétaire d'État américain John Kerry a réclamé aux alliés de l'Otan une intensification de leurs efforts dans la lutte contre l'EI, tout en saluant « l'engagement » de la Russie en Syrie.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer