Un haut responsable de l'EI tué dans une frappe en Syrie

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice»,... (Photo AHMAD AL-RUBAYE, archives AFP)

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Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le Pentagone a annoncé jeudi la mort dans une frappe aérienne en Syrie mi-juin d'un haut responsable logistique du groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Tareq ben Tahar al-Awni al-Harzi a été tué «par une frappe de la coalition le 16 juin à Shadadi», dans la province d'Hassaké (nord-est de la Syrie), selon le porte-parole du ministère américain de la Défense, le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

Il s'agit du frère d'Ali al-Harzi, un recruteur de l'EI dont le Pentagone avait déjà annoncé la mort dans un raid de l'aviation américaine à Mossoul (nord de l'Irak).

Tareq al-Harzi était chargé de «lever des fonds», de «recruter» et de «faciliter les voyages» de combattants du groupe ultra-radical Etat islamique, a déclaré Jeff Davis, précisant qu'il a également participé aux «achats et au transport d'armes depuis la Libye jusqu'en Syrie».

«Sa mort réduira la capacité du groupe Etat islamique à intégrer des combattants étrangers dans les combats en Syrie et en Irak, et à déplacer des hommes et des armements entre la Syrie et l'Irak», a-t-il résumé.

Selon un haut responsable américain de la Défense, Tareq al-Harzi était de nationalité tunisienne et avait été condamné par contumace à 24 ans de prison par la justice de son pays, pour terrorisme.

Selon la même source, il était l'un des dirigeants de l'EI dans la zone frontalière entre la Turquie et la Syrie. Il était notamment chargé de réceptionner les «nouvelles recrues étrangères» et de les «entrainer au maniement d'armes légères».

Il ainsi assisté des combattants étrangers venant «du Royaume-Uni, d'Albanie, et du Danemark», et aussi d'Afrique du Nord, selon ce haut responsable américain.

Les États-Unis accusent aussi Tareq al-Harzi d'avoir facilité le passage vers l'Irak de volontaires pour des attaques suicide dans des véhicules bourrés d'explosifs.

Le groupe Etat islamique a fait de ces kamikazes une arme redoutablement efficace dans les combats contre les forces irakiennes.

Le haut responsable américain de la Défense a indiqué également à l'AFP qu'en septembre 2013, Tareq al-Harzi avait permis au groupe Etat islamique de recevoir «environ 2 millions de dollars» en provenance d'un soutien financier du groupe extrémiste au Qatar.

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

De son côté, Ali al-Harzi, tué selon les Américains le 15 juin, donc la veille de la mort de son frère, était recherché pour son rôle présumé dans l'attaque contre le consulat américain à Benghazi en Libye, le 11 septembre 2012.

Cette attaque avait coûté la vie à l'ambassadeur des États-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains.

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