La Turquie promet à l'Irak de joindre ses forces contre l'ÉI

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
ANKARA

La Turquie a promis jeudi à l'Irak de joindre ses forces dans la lutte contre le groupe État islamique, tout en continuant de qualifier les kurdes du PKK «d'organisation terroriste».

«ISIS (l'un des acronymes du groupe Etat islamique, ndlr) menace non seulement la sécurité de l'Irak et de la Turquie mais aussi celle de la région toute entière», a déclaré le premier ministre irakien Haidar al-Abadi lors d'une conférence de presse commune à Ankara avec son homologue turc Ahmet Davutoglu.

«Nous pouvons vaincre cette organisation en unissant toutes nos forces, avec le soutien des pays dans la région», a ajouté le premier ministre irakien. Son homologue turc s'était lui-même rendu en visite en Irak en novembre.

M. Al-Abadi a demandé à son hôte turc son soutien dans le partage des renseignements, l'entraînement militaire et l'armement pour combattre l'EI. Les jihadistes contrôlent une partie des territoires de l'Irak et de la Syrie jusqu'à la frontière turque et la ville-symbole de Kobané.

M. Davutoglu a répondu que la Turquie entraînait déjà des combattants kurdes pershmerga engagés dans la lutte contre ce groupe. «Nous sommes ouverts à toutes les idées» pour étendre le soutien d'Ankara à Bagdad, a-t-il ajouté.

La Turquie et l'Irak partagent «une conception commune pour combattre toutes les organisations terroristes dans la région», a-t-il ajouté, mentionnant l'EI mais aussi le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène depuis 1984 la guérilla sur le sol turc.

M. Davutoglu a accusé les rebelles du PKK de lancer «des attaques contre la Turquie en utilisant le territoire irakien».

Sur ce sujet, la politique turque s'oppose frontalement à celle des États-Unis et des Occidentaux, qui ont fait des jihadistes du groupe EI leur principal ennemi, alors qu'Ankara semble principalement s'inquiéter de l'activité des mouvements kurdes, aussi bien turcs que syriens.

En novembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié de «terroriste» le principal parti kurde de Syrie (PYD), à la pointe du combat contre l'EI dans la ville de Kobané, au même titre que le mouvement du PKK.

«Nous voulons exporter du pétrole à travers la Turquie», a par ailleurs déclaré le premier ministre irakien. «C'est dans l'intérêt de l'Irak».

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