Harper n'appuie que la guerre contre l'EI au Moyen-Orient

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Lee-Anne Goodman
La Presse Canadienne
Auckland, Nouvelle-Zélande

À la veille du sommet du G20, en Australie, qui portera en partie sur la crise en Syrie et en Irak, Stephen Harper a déclaré que le Canada n'offrirait pas son appui à une guerre contre le gouvernement syrien ou toute autre nation du Moyen-Orient, mais bien seulement contre le groupe armé État islamique (EI).

Le premier ministre a tenu ces propos en conférence de presse, vendredi, quelques heures après qu'un représentant militaire eut révélé que les avions de chasse canadiens n'ont détruit que deux cibles du groupe EI en près de deux semaines.

Le commandant de la mission a indiqué que le succès ne pouvait se mesurer par le nombre de bombes larguées, soulignant que la campagne mettait le groupe EI sur la défensive.

Le président américain Barack Obama a pour sa part apparemment développé une nouvelle stratégie visant à éliminer le groupe, stratégie qui s'appuie sur une action militaire contre le président syrien Bachar al-Assad. Les Américains croient en effet que M. al-Assad est responsable de la montée du groupe EI en Syrie.

M. Harper a rappelé que son gouvernement demandait depuis longtemps la démission du leader syrien, mais il a ajouté que «la seule façon d'obtenir une solution en Syrie est d'en arriver à un compromis entre les éléments modérés de l'opposition et les éléments modérés du gouvernement».

«Nous ne croyons pas qu'il soit possible de rapprocher les divers éléments de la Syrie à moins que les deux côtés ne s'unissent d'une certaine façon, que la victoire d'une partie sur l'autre n'est tout simplement pas un résultat réaliste ou souhaitable», a-t-il expliqué.

Le premier ministre s'est aussi fait questionner au sujet de l'entente majeure sur le climat conclue entre les États-Unis et la Chine plus tôt cette semaine.

En vertu de cette entente, les États-Unis se sont engagés à réduire deux fois plus rapidement leur taux d'émission de gaz à effet de serre, afin qu'en 2025, ils soient de 26 à 28 pour cent moins élevés qu'ils ne l'étaient en 2005.

La Chine a pour sa part indiqué que 20 pour cent de son énergie proviendrait de sources n'émettant pas de gaz à effet de serre d'ici 2030.

Le Canada a longtemps affirmé qu'il imiterait les gestes posés par les États-Unis en matière de climat, et M. Harper s'est fait demander vendredi à quel moment le pays s'engagerait à atteindre les ambitieuses cibles incluses dans cette entente historique.

Le premier ministre n'a pas répondu directement à la question, se contentant plutôt de faire l'éloge de l'entente et de citer les accomplissements du Canada en matière de climat.

«Nous avons toujours dit que nous favorisions une entente internationale qui inclura les émetteurs majeurs», a-t-il dit, soulignant que la Chine et les États-Unis sont les premier et deuxième émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde.

M. Harper a ajouté que l'entente ne devrait avoir aucun impact sur le projet d'oléoduc Keystone XL, frappé par de nombreux délais.

La conférence de presse a marqué la fin de la visite de Stephen Harper en Nouvelle-Zélande. Il est arrivé tard vendredi à Brisbane, en Australie, pour le sommet du G20, qui sera fortement axé sur l'économie, selon le premier ministre australien Tony Abbott.

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