Syrie: des frappes «immédiates» contre l'EI demandées

Le chef de la coalition nationale de l'opposition syrienne Hadi al-Bahra a... (Photo OMAR SANADIKI, Archives REUTERS)

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le chef de la coalition nationale de l'opposition syrienne Hadi al-Bahra a appelé lundi la communauté internationale à mener des frappes aériennes «immédiates» contre les djihadistes de l'organisation État islamique, qui ont lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie.

«Nous devons lancer des frappes aériennes en Syrie immédiatement. Pendant que nous parlons, des centaines de milliers de civils dans le nord de la Syrie sont prisonniers d'un siège brutal mené par l'EI», a déclaré M. al-Bahra lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

«Pour éviter la catastrophe, nous sommes prêts à nous coordonner avec nos alliés pour donner le plus d'impact possible aux frappes contre l'EI», a déclaré M. Al-Bahra, représentant de l'opposition syrienne «modérée».

La situation s'est encore aggravée ces derniers jours en Syrie, où plus de 130 000 personnes, principalement Kurdes, se sont réfugiées en Turquie, fuyant l'avancée du groupe Etat islamique (EI), dans la région d'Aïn al-Arab, dans le nord-est syrien.

«Frapper les djihadistes de l'EI uniquement en Irak ne marchera pas, s'ils continuent à opérer, à se regrouper et à s'entraîner en Syrie», a martelé M. al-Bahra.

«Chaque jour qui passe sans frappe aérienne en Syrie leur permet de croître et de terroriser davantage», a-t-il lancé.

«La menace posée par l'EI est régionale et internationale. Nous sommes sur la ligne de front de cette menace», a-t-il ajouté.

Les États-Unis mènent depuis le 8 août des raids aériens dans le nord de l'Irak, où opèrent les djihadistes, et la France s'est jointe à ces frappes la semaine dernière. Washington n'a pas exclu d'étendre ses frappes en Syrie, base arrière des djihadistes, mais sans donner de calendrier. Quant à la France, elle exclut de frapper dans ce pays, craignant de renforcer le régime du président syrien Bachar al-Assad. Washington et Paris ont promis d'augmenter leur aide à l'opposition armée dite «modérée» qui lutte sur le terrain à la fois contre l'EI et contre Assad.

«Nous avons besoin d'aide, d'entraînement, et d'armes plus sophistiquées, notamment anti-aériennes», a répété M. Al-Bahra, déplorant «la faiblesse» de l'aide occidentale. «Nous nous battons sur deux fronts avec très peu d'aide», a-t-il dit.

Enfin, le chef de l'opposition a «exhorté ses partenaires internationaux à accroître leur pression sur le régime syrien et le forcer à accepter une solution politique» à la guerre, qui a fait 200 000 morts en plus de trois ans.

«Le régime syrien est la cause de la montée de l'extrémisme, et il doit être défait au même titre que l'EI», a-t-il dit.




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