La mère de Reeva Steenkamp se félicite du report de la libération de Pistorius

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Oscar Pistorius a toujours affirmé avoir tué par erreur sa petite amie en croyant à l'intrusion d'un cambrioleur, ce que l'accusation ne croit pas, estimant qu'il s'agit d'un meurtre après une dispute.

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L'affaire Pistorius
L'affaire Pistorius

Accusé du meurtre prémédité de sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar «Blade Runner» Pistorius, champion paralympique sud-africain, soutient qu'il a tué sa copine accidentellement, croyant tirer sur un cambrioleur réfugié dans la salle de bain. »

Agence France-Presse
JOHANNESBURG

La mère de Reeva Steenkamp, tuée par Oscar Pistorius en 2013, s'est félicitée jeudi que la libération sous surveillance de l'ancien champion paralympique sud-africain ait été reportée, alors qu'il aurait dû quitter sa prison vendredi après 10 mois de détention.

«C'est le plus beau jour pour Reeva», a déclaré June Steenkamp, citée par le groupe de défense des droits des femmes qui militait contre la libération du sportif de 28 ans. L'avocate des parents Steenkamp, jointe par téléphone, a confirmé que ses clients étaient satisfaits de cette décision.

Jacqui Mofokeng, parlant au nom du Mouvement des Femmes Progressistes d'Afrique du Sud, a affirmé à la presse avoir communiqué par SMS avec June Steenkamp mercredi, jour de l'anniversaire de la mannequin, qui aurait eu 32 ans ce 19 août.

Saisi par ce groupe de défense des femmes, le ministre de la Justice Michael Masutha avait annoncé mercredi, à la surprise générale, que la libération sous surveillance de l'ancien champion n'avait «pas de base légale».

Pistorius, qui avait été condamné en octobre 2014 à cinq ans de prison pour l'homicide involontaire de Reeva Steenkamp, a fait preuve d'un «bon comportement» selon les services correctionnels sud-africains, et avait obtenu le 5 juin dernier une autorisation de sortir en liberté surveillée le 21 août.

Mais mercredi le ministre de la Justice a estimé que cette décision avait été rendue «prématurément» et qu'elle était «suspendue jusqu'à ce que les services de libération conditionnelle statuent sur la question».

Jeudi, le porte-parole du ministère de la Justice, Mthunzi Mhaga a affirmé à l'agence News 24 que cette procédure pouvait prendre jusqu'à «quatre mois».

Si ce délai maximal était respecté, la décision serait rendue après le procès en appel d'Oscar Pistorius, prévu pour novembre.

«Le conseil va réexaminer sa demande pour voir si la procédure a été correctement suivie et la loi bien appliquée», a expliqué à l'AFP Mmule Motsamai Madisa, la patronne des services correctionnels du Gauteng, la province de Pretoria où est incarcéré Pistorius.

«En attendant, le condamné reste derrière les barreaux», a-t-elle ajouté.

Dans une très brève déclaration jeudi par courriel, Anneliese Burgess, la porte-parole de la famille Pistorius, a indiqué qu'«aucune décision n'avait été prise» concernant une éventuelle action judiciaire de la famille Pistorius qui «prend son temps pour calmement établir comment procéder».

Oscar Pistorius a toujours affirmé avoir tué par erreur sa petite amie en croyant à l'intrusion d'un cambrioleur, ce que l'accusation ne croit pas, estimant qu'il s'agit d'un meurtre après une dispute.

La juge n'a pas retenu la thèse de l'accusation, et a condamné Pistorius pour «homicide involontaire».

Mais le parquet a fait appel et l'athlète pourrait être condamné pour meurtre. Il encourrait alors une peine nettement supérieure, de 15 ans minimum.

Mercredi, la famille de la victime s'était réunie dans l'intimité sur une plage de Port Elizabeth, leur lieu de résidence, pour jeter des fleurs à la mer et honorer la mémoire de Reeva Steenkamp.

La nouvelle du report de la libération de Pistorius «a changé complètement l'ambiance» de ce rassemblement sur la plage. «Ils nous ont dit que ça avait été un meilleur anniversaire que l'an dernier», a affirmé Mme Mofokeng.

Les parents de Reeva, a commenté leur avocate Tania Koen, «ont toujours eu confiance dans le système judiciaire, et ceci leur démontre que le système fonctionne, et que peut-être ils vont voir la justice pour Reeva».

Les parents avaient à plusieurs reprises affirmé qu'un emprisonnement de dix mois leur paraissait beaucoup trop court pour un homme qui a pris la vie de leur fille.

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