Bachar al-Assad nie que Moscou tire les ficelles en Syrie

Bachar al-Assad et Vladimir Poutine.... (Photo archives Sputnik/Mikhail Klimentyev/Kremlin via REUTERS)

Agrandir

Bachar al-Assad et Vladimir Poutine.

Photo archives Sputnik/Mikhail Klimentyev/Kremlin via REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Crise dans le monde arabe

International

Crise dans le monde arabe

Consultez notre dossier complet sur les tumultes, conflits et guerres qui ont suivi le «Printemps arabe». »

Agence France-Presse
Damas

Le président syrien Bachar al-Assad a nié que Moscou tire les ficelles dans son pays déchiré par la guerre, affirmant au contraire dans une interview publiée dimanche que son régime agit indépendamment de ses alliés russe et iranien.

«Nous avons de bonnes relations avec la Russie depuis plus de six décennies maintenant, presque sept. Ils n'ont jamais, au cours de notre relation, essayé de nous dicter quoi faire même s'il existe des différences» de vue, a déclaré le président syrien dans un entretien accordé au journal britannique Mail on Sunday.

La guerre en Syrie, qui a fait plus de 350 000 morts, a éclaté en mars 2011 après la répression par le régime syrien de manifestations demandant des réformes démocratiques.

Alors qu'il avait perdu de nombreux territoires face aux rebelles, le pouvoir de Bachar al-Assad a renversé la situation grâce à l'intervention de Moscou en 2015. Les frappes de l'aviation russe et l'intervention de conseillers militaires envoyés par Vladimir Poutine ont permis aux forces loyales à Bachar al-Assad de contrôler désormais plus de 50 % du territoire.

Ces forces ont aussi reçu le soutien de l'Iran, notamment via des conseillers militaires.

Le président syrien reconnaît avoir eu des divergences avec Moscou et l'Iran. «C'est très naturel, mais au final les seules décisions sur ce qui doit se passer en Syrie sont des décisions syriennes», a-t-il souligné.

Il a nié par ailleurs que Moscou ait été informé préalablement des frappes israéliennes ayant visé des forces prorégime y compris iraniennes en Syrie.

S'il a loué le rôle de Moscou, le président syrien a en revanche dénoncé l'intervention «coloniale» de puissances occidentales en Syrie, notamment des États-Unis qui sont à la tête d'une coalition internationale luttant contre le groupe djihadiste État islamique (EI).

Il a précisé que la Syrie avait cessé de partager des renseignements avec les pays européens.

«Ils veulent échanger des informations alors que leurs gouvernements agissent politiquement contre le nôtre. Nous avons donc dit: "Quand vous changerez votre position, nous serons prêts"» à reprendre la coopération dans ce domaine, a-t-il ajouté.

«Pour l'instant, il n'y a aucune coopération avec des agences de renseignements européennes», a-t-il martelé. La transcription complète de cette interview a été publiée sur l'agence de presse officielle syrienne Sana.




Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer