Pour Trump et Poutine, il n'y a «pas de solution militaire» en Syrie

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Les deux chefs d'État ont, au cours de ce sommet dans la ville côtière de Danang du centre du Vietnam, échangé par deux fois une poignée de main, ainsi que quelques mots, mais sans véritable tête-à-tête.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine sont d'accord pour dire qu'il n'y a «pas de solution militaire» possible à la guerre en Syrie, ont annoncé samedi Moscou et Washington dans un communiqué conjoint.

«Les présidents sont d'accord pour dire que le conflit en Syrie n'a pas de solution militaire» et ont confirmé leur «détermination à vaincre l'EI» (groupe État islamique), selon ce communiqué publié sur le site internet du Kremlin et par la Maison-Blanche.

Les deux chefs d'État ont, au cours de ce sommet dans la ville côtière de Danang du centre du Vietnam, échangé par deux fois une poignée de main, ainsi que quelques mots, mais sans véritable tête-à-tête.

«Les présidents ont confirmé leur engagement envers la souveraineté de la Syrie, son indépendance, son unité, son intégrité territoriale et sa nature séculaire» et ont appelé toutes les parties à participer aux discussions menées par l'ONU à Genève, indique le document commun.

La Russie mène en Syrie une campagne de bombardements depuis 2015, en soutien au président Bachar al-Assad, et a fait basculer le conflit en sa faveur.

«Les présidents ont aussi discuté la nécessité de réduire les souffrances humaines en Syrie, et appelé tous les pays membres de l'ONU à augmenter leur contribution pour satisfaire aux besoins humanitaires dans les mois qui viennent», poursuit le communiqué.

Le commandement militaire russe a accusé récemment les États-Unis de «faire seulement semblant» de combattre l'EI en Irak et de gêner la contre-offensive soutenue par la Russie dans l'est de la Syrie.

Mais d'après la déclaration commune, les deux pays «sont satisfaits» des efforts visant à prévenir les incidents entre leurs forces respectives en Syrie, «ce qui a considérablement accru les pertes de l'EI sur le champ de bataille au cours des derniers mois».

Selon des responsables du département d'État ayant requis l'anonymat, ce communiqué commun, qui est le fruit de «plusieurs mois de discussions intenses», a été finalisé en marge du sommet de l'Apec par les chefs des diplomaties américaine et russe, Rex Tillerson et Sergueï Lavrov.

Il marque l'engagement de la Russie à soutenir les négociations de paix de l'ONU, se sont félicités ces responsables américains ayant requis l'anonymat.

Lors de l'assemblée générale de l'ONU, «nous avons clairement fait savoir qu'il n'y aurait aucune aide à la reconstruction de la Syrie tant qu'il n'y aurait pas de processus politique digne de ce nom», a indiqué l'un d'eux au cours d'un point de presse à Washington. «Cela reste vrai. Je ne peux pas parler au nom des Russes, mais je pense que c'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles ils se sont engagés aussi clairement» dans le processus de paix de l'ONU.

Un nouveau cycle de pourparlers sur la Syrie se tiendra à partir du 28 novembre à Genève sous l'égide de l'ONU afin de tenter de mettre un terme à la guerre, a annoncé jeudi l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui a déjà organisé sept sessions de discussions entre le régime syrien et l'opposition, sans parvenir à surmonter le principal obstacle, qui concerne le sort du président Bachar al-Assad.

La guerre en Syrie a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Pendant la campagne, Donald Trump a souvent couvert d'éloges le maître du Kremlin. «Nous allons avoir une formidable relation avec (Vladimir) Poutine et la Russie», allait-il répétant.

Mais les soupçons de collusion entre son entourage et le Kremlin et une série de contentieux entre les deux pays ont considérablement assombri le tableau.

Au bout du compte, l'ancien homme d'affaires de New York et l'ex-chef à la tête du FSB (ex-KGB) n'ont, à ce jour, eu qu'un seul véritable entretien: en Allemagne, en juillet, en marge du G20.




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