Syrie: au moins 25 morts après des frappes aériennes 

Au moins 25 personnes ont été tuées samedi en Syrie par des frappes aériennes... (PHOTO THAER MOHAMMED, archives AFP)

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Associated Press

Au moins 25 personnes ont été tuées samedi en Syrie par des frappes aériennes qui auraient été orchestrées par le gouvernement.

Selon des militants de l'opposition syrienne, l'offensive était une réponse du gouvernement pour venger la capture et l'assassinat, la veille, d'un pilote de chasse.

Sept membres du personnel médical font partie des morts, selon les Comités locaux de coordination, un réseau de l'opposition.

L'attaque est survenue dans la ville de Jeiroud, au nord-est de Damas. Les Comités locaux de coordination estiment que la localité a été frappée à 40 reprises avant que l'offensive ne prenne fin, tôt samedi matin.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) arrive pour sa part à un bilan de 31 morts.

Vendredi, des rebelles ont capturé et interrogé devant caméra un pilote de chasse à Jeiroud. Son avion venait de s'écraser dans la région.

Les autorités locales négociaient la libération du pilote avec le gouvernement syrien, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdurrahman, mais des photos qui ont circulé par la suite sur le Web montraient l'homme mort, abattu par balle.

Selon le gouvernement, le pilote était en mission d'entraînement lorsque son engin s'est écrasé.

La localité de Harasta, en banlieue de Damas, a pendant ce temps reçu un second convoi d'aide humanitaire en trois jours, a rapporté le Croissant-Rouge arabe syrien. Cette organisation était, avec les Nations unies, responsable de l'envoi de 17 camions remplis de nourriture et d'équipement médical dans la ville assiégée où vivent environ 12 500 personnes.

Un agent des Nations unies a par ailleurs lancé un signal d'alarme samedi, craignant que les résidants de Madaya, ville située au nord-ouest de Damas, soient soumis à la famine si des denrées n'arrivent pas bientôt.

Environ 40 000 personnes sont coincées dans cette localité montagneuse. Madaya est encerclée par les forces gouvernementales et le groupe chiite libanais Hezbollah.

Un accord était d'ailleurs survenu jeudi entre les rebelles et le gouvernement pour que des envois d'aide humanitaire et des évacuations aient lieu à Madaya et dans trois autres municipalités, a rappelé un conseiller en aide humanitaire, Jan Egeland.

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