La question d'un changement de régime retarde la paix, selon Assad

Bachar al-Assad... (Photo d'archives, Associated Press)

Agrandir

Bachar al-Assad

Photo d'archives, Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Le conflit en Syrie pourrait se résoudre en moins d'une année, mais la volonté de ceux qui souhaitent un changement de régime va le faire « traîner » en longueur, a affirmé le président syrien Bachar al-Assad jeudi soir.

Dans un entretien à la chaîne néerlandaise NPO2, le dirigeant contesté a affirmé que seuls les alliés qui soutiennent son régime, la Russie et l'Iran, et pas l'Occident, étaient prêts à résoudre le conflit qui dure depuis près de cinq ans.

« Seuls la Russie et l'Iran et leurs alliés, et les autres pays qui soutiennent politiquement le gouvernement syrien (...) Mais pas l'Occident, aucun pays occidental n'est prêt », a-t-il déclaré en anglais.

Ces déclarations interviennent à la veille d'une réunion multilatérale à New York sur la Syrie, où le sort du chef de l'État syrien, élément crucial d'un règlement, sera évoqué. Cette réunion s'inscrit dans le processus dit de Vienne, par lequel 17 pays, y compris la Russie et l'Iran, étaient tombés d'accord le 14 novembre sur une feuille de route politique pour la Syrie.

Pour le dirigeant syrien, la guerre pourrait cesser en moins d'un an « si les pays responsables agissent contre l'afflux » de combattants étrangers qui se regroupent en Syrie.

« Le problème est qu'ils continuent à les soutenir quotidiennement, parce qu'ils veulent une solution, ce qu'ils ont appelé une solution politique, aboutissant à un changement de l'État », a-t-il ajouté.

« C'est pour ça que cela va traîner », a-t-il conclu.

Le président, au ton jusque-là détendu, s'est montré sarcastique lorsqu'il lui a été demandé s'il se félicitait que les positions occidentales réclamant son départ semblent s'être assouplies.

« Je faisais mes bagages, je devais partir. Mais maintenant je peux rester », a-t-il déclaré.

La guerre qui ravage la Syrie a fait plus de 250 000 morts depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer