Frappes en Syrie: Russes et Américains se parlent deux fois par jour

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La base aérienne d'Incirlik en Turquie va permet d'améliorer le suivi de l'espace aérien syrien par les Américains.

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
Washington

Les militaires russes et américains se parlent «deux fois par jour» pour échanger des informations sur leurs opérations aériennes respectives en Syrie, a expliqué mardi à Washington un général de l'US Air Force.

Le commandement américain en charge des opérations en Syrie «parle deux fois par jour» avec son homologue russe, a expliqué le général Herbert «Hawk» Carlisle, l'un des principaux responsables de l'US Air Force, lors d'une rencontre avec des journalistes. «Il y a une ligne directe» entre les deux commandements.

«Tout le monde est intéressé par la sécurité des vols. Personne ne veut de situation dangereuse ou de mauvaise interprétation», a-t-il indiqué.

Les Russes et les Américains ne vont toutefois pas jusqu'à partager leur plan quotidien d'opérations, a-t-il ajouté.

«C'est plutôt du temps réel», un suivi de ce qui est en train de se passer, des vols qui sont en cours, a-t-il expliqué.

Selon le général Carlisle, l'arrivée de six avions F-15 C vendredi sur la base aérienne d'Incirlik en Turquie va permettre d'améliorer encore le suivi de l'espace aérien syrien par les Américains.

Ces avions spécialisés dans le combat air-air ont un «radar fantastique» qui va pouvoir aider les avions de la coalition à «garder une distance suffisante» avec les avions russes et syriens, a-t-il précisé.

Le 20 octobre, trois semaines après le début des bombardements russes en Syrie, Moscou et Washington ont signé un protocole d'accord pour éviter les incidents aériens entre leurs avions respectifs.

Malgré les échanges d'informations quotidiens sur les vols en cours, Washington souligne qu'il n'y a pas de coopération avec la Russie.

«En l'état actuel des choses, nous ne voyons pas d'opportunité de nous coordonner ou de collaborer avec les Russes dans le combat contre l'EI, en particulier parce que la Russie semble surtout attachée à défendre le régime syrien», a rappelé mardi le porte-parole du Pentagone, Peter Cook.

Les États-Unis et leurs alliés mènent des bombardements contre le groupe État islamique dans le pays depuis septembre 2014.

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