ONU: les Syriens «se sentent de plus en plus abandonnés»

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Des habitants kurdes de Kobané tentent de se réchauffer au pied d'immeubles détruits.

PHOTO YASIN AKGUL, AFP

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Les Syriens «se sentent de plus en plus abandonnés du reste du monde» alors que le conflit entre dans sa cinquième année, constate le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans son dernier rapport sur la situation humanitaire en Syrie.

Ce treizième rapport, qui porte sur la période du 1er décembre au 28 février, doit être discuté jeudi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

«Les acteurs humanitaires continuent de livrer de l'aide à des millions de personnes dans le besoin chaque mois, mais leur tâche est toujours très difficile et dangereuse», souligne M. Ban. «L'accès et la livraison de l'aide restent extrêmement difficiles en raison de la violence et de l'insécurité» sur place et des obstacles mis par le régime syrien et par les groupes armés.

Le rapport cite en particulier le groupe Etat islamique, qui a forcé le Programme alimentaire mondial à cesser ses activités dans des zones du nord et de l'est du pays qu'il contrôle.

Malgré cela, le rapport signale qu'un nombre croissant de convois humanitaires sont entrés en Syrie en passant par les pays voisins comme la Turquie et la Jordanie.

«Un nombre d'équipements de secours nettement plus grand a été convoyé par l'ONU à travers les frontières pendant la période considérée (décembre-février) que pendant la période allant de septembre à novembre 2014», note le rapport.

Le Conseil de sécurité a donné en juillet 2014 l'autorisation aux convois de passer par les frontières extérieures de la Syrie sans avoir à obtenir le feu vert de Damas. Cette autorisation a ensuite été prolongée d'un an, jusqu'en janvier 2016.

Au total, à la date du 17 mars dernier, 85 de ces convois étaient passés en Syrie, 60 venant de Turquie et 25 de Jordanie, afin d'atteindre près de 1,4 million de personnes dans des zones tenues par les rebelles syriens.

Le reste de l'aide est acheminé depuis l'intérieur de la Syrie, sous le contrôle de Damas qui impose selon l'ONU des obstacles bureaucratiques.

Selon l'ONU, la guerre en Syrie a fait plus de 220 00 morts et 12,2 millions de gens ont besoin d'assistance humanitaire dans le pays.

Près de 7,6 millions de Syriens sont déplacés à l'intérieur du pays et plus de 3,9 millions sont réfugiés dans les pays voisins (Jordanie, Liban) et au Maghreb.

Près de 4,8 millions de civils sont dans des régions difficiles d'accès, dont 212 0000 sont assiégés par les troupes gouvernementales ou les groupes armés d'opposition. «Leur situation reste très inquiétante», souligne M. Ban dans son rapport.

Une vingtaine de grandes ONG ont accusé la communauté internationale d'avoir «trahi ses idéaux» en n'ayant pas atténué la souffrance des millions de civils syriens dont la vie a été bouleversée par quatre années de guerre, dans un rapport intitulé «Échec coupable en Syrie» et publié le 12 mars à l'occasion du quatrième anniversaire du déclenchement de cette crise.

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