Syrie: les rebelles avancent dans la province de Hama

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Des rebelles à Morek, dans la province de Hama.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Les rebelles ont progressé dans la province de Hama, dans le centre de la Syrie, cherchant à neutraliser un aéroport militaire utilisé par les avions du régime pour bombarder leurs fiefs, ont indiqué mardi un commandant rebelle et une ONG.

«Les rebelles sont maintenant à neuf kilomètres de l'aéroport militaire de Hama, qu'ils veulent mettre hors d'action», a précisé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Selon un commandant rebelle qui se fait appeler Hassan, cet aéroport est important car «le régime y fabrique les barils d'explosifs, et l'utilise pour mener des raids aériens sur les zones» rebelles.

Les barils d'explosifs, dont l'utilisation a été dénoncée par les organisations des droits de l'Homme car ils ne font pas de distinction entre objectifs civils et militaires, ont tué des centaines de civils, notamment dans les zones rebelles de la province septentrionale d'Alep.

Selon l'OSDH, les rebelles ont pris avant l'aube un barrage important au nord-ouest de Hama, une ville contrôlée par le régime. La prise du barrage de Tarabih intervient après celle dimanche de dépôts d'armes de l'armée dans la région.

«Le régime a essuyé plusieurs défaites à Hama ces derniers jours», a indiqué M. Abdel Rahmane.

En avançant, les rebelles ont coupé la route reliant la cité de Hama à des villages chrétiens et alaouites sous contrôle du régime, dans l'ouest de la province, a-t-il ajouté.

Selon le commandant rebelle, le régime a envoyé des renforts pour reprendre ces secteurs «ce qui limitera leurs capacités dans d'autres régions comme à Alep».

À Alep seulement, les frappes avec les barils d'explosifs ont tué depuis décembre des centaines de civils y compris des enfants.

Dans la Vieille ville d'Alep, contrôlée en majorité par le régime, les rebelles ont fait exploser mardi deux tunnels sous un immeuble où sont positionnés des soldats, faisant «13 morts parmi les gardes et les forces du régime, ainsi que des blessés», selon l'OSDH.

Le Front islamique (coalition de brigades rebelles islamistes) a revendiqué cette attaque, affirmant avoir fait 50 victimes, sans distinguer le nombre de morts et de blessés.

Ce n'est pas la première fois que les insurgés ont recours à cette technique. Le 8 mai, ils avaient fait exploser le célèbre hôtel Carlton à Alep, faisant au moins 14 morts parmi les soldats et les miliciens pro-régime qui occupaient l'établissement.

La Vieille ville d'Alep, tout comme la métropole, est divisée entre rebelles et loyalistes. Les rebelles tentent d'avancer vers les positions loyalistes dans ce secteur en recourant entre autres à des explosifs pour faire sauter les bâtiments.

Dans le nord-ouest du pays, au moins cinq enfants et deux femmes ont péri dans un raid aérien du régime à Jabalal-Zawiya, un district rebelle de la province d'Idleb.

Dans le Liban voisin, qui subit depuis trois ans les contrecoups du conflit, quatre Syriens ont été blessés dans un raid aérien de l'aviation syrienne à la frontière, selon une source de sécurité.

Au moins 113 personnes ont péri en Syrie lundi, journée marquant la fête de fin de jeûne du ramadan, et le conflit a tué en trois ans plus de 170 000 personnes et forcé plus de la moitié de la population à quitter leurs foyers.




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