Washington exclut de recevoir des Frères musulmans

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Des sympathisants des frères musulmans en Turquie ont dénoncé le mois dernier la détention de l'ancien président égyption Mohammed Morsi.

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Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
Washington

La diplomatie américaine a exclu de recevoir une délégation égyptienne des Frères musulmans en visite privée à Washington, une organisation islamiste considérée comme «terroriste» par le régime du président Abdel Fattah al-Sissi, ont indiqué mardi des responsables américains.

«Le département d'État ne prévoit pas de rencontre avec la délégation» de la confrérie, s'est borné à répondre un porte-parole du ministère, Jeffrey Rathke.

«Nous sommes impliqués avec des représentants de tout le spectre politique (en Egypte) et c'est un groupe que nous avions également rencontré par le passé», en janvier à Washington, mais «nous n'avons pas pour projet de les voir en ce moment», a ajouté le porte-parole américain.

«Une réunion ne serait pas bénéfique à l'heure actuelle», a insisté auprès de l'AFP un autre diplomate américain.

Le département d'État a toutefois précisé n'avoir «pas changé de politique» à l'égard des Frères musulmans avec lesquels il entend continuer à «rester en contact».

Des médias se sont fait l'écho d'une visite ces jours-ci d'ordre «privé» de responsables égyptiens des Frères musulmans invités à s'exprimer devant un centre de recherche de Washington.

M. Rathke n'a pas voulu non plus commenter des informations de presse faisant état du mécontentement des autorités égyptiennes qui auraient convoqué l'ambassadeur des États-Unis au Caire, Robert Stephen Beecroft.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères et son ambassade à Washington ont aussi gardé le silence sur cette affaire, le régime du président Sissi considérant les Frères musulmans comme une «organisation terroriste».

Les États-Unis et l'Égypte ont une relation ambivalente depuis la chute de l'ex président Hosni Moubarak début 2011 et les séismes politiques qui ont secoué le géant arabe.

Washington a levé fin mars le gel de son assistance militaire de 1,3 milliard de dollars par an au Caire tout en continuant de dénoncer les violations des droits de l'homme et des libertés politiques en Égypte, notamment la terrible répression contre les partisans du l'ancien président issu des Frères musulmans, l'islamiste Mohamed Morsi renversé en juillet 2013 par M. Sissi et condamné à mort le mois dernier.

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