La construction d'un mur anti-migrants va démarrer à Calais

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« Nous allons commencer la construction de ce grand mur très bientôt. Nous avons construit des clôtures, désormais nous construisons un mur », a déclaré le secrétaire d'État à l'Immigration Robert Goodwill.

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Crise migratoire

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Agence France-Presse
LONDRES

Les travaux pour la construction d'un mur à Calais, destiné à empêcher les migrants de grimper sur les camions à destination du Royaume-Uni, vont démarrer prochainement, a déclaré mercredi le ministère britannique de l'Intérieur, dont le pays finance le projet.

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Selon les autorités, ils sont aujourd'hui 6900 dans le camp de Calais surnommé la « Jungle », mais des associations évoquent plus de 9000 réfugiés, dont 900 mineurs isolés.

photo Charles Platiau, REUTERS

Le mur de quatre mètres de haut et un kilomètre de long sera construit le long de la route nationale qui conduit au port de Calais, la RN 216.

« Nous allons commencer la construction de ce grand mur très bientôt. Nous avons construit des clôtures, désormais nous construisons un mur », a déclaré le secrétaire d'État à l'Immigration Robert Goodwill au Parlement.

Le projet a suscité de nombreuses critiques au Royaume-Uni. La députée des Verts, Caroline Lucas, a qualifié le mur de « monstrueux ». Le collectif Citizens a demandé à ce que l'argent dépensé soit plutôt utilisé pour faire venir des mineurs bloqués à Calais ayant de la famille au Royaume-Uni.

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Sur les réseaux sociaux, des internautes ont dressé une comparaison avec le mur que le candidat républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump, promet d'ériger le long de la frontière avec le Mexique.

Quant au patron des routiers britanniques, Richard Burnett, il a dénoncé un gaspillage de l'argent du contribuable.

D'un coût de 2,7 millions d'euros (3,9 millions de dollars CAN), le mur végétalisé sera financé par le Royaume-Uni et construit par les services français de la Direction interdépartementale des routes (DIR).

« Les travaux, qui toucheront la circulation, vont avoir lieu de septembre à décembre », a indiqué mercredi une porte-parole de la DIR du Nord à l'AFP.

Le mur est destiné à empêcher les milliers de migrants originaires d'Afghanistan, d'Irak ou du Soudan qui affluent à Calais pour tenter de traverser la Manche de s'introduire sur la rocade portuaire et de grimper sur les camions en route vers le Royaume-Uni.

Selon les autorités, ils sont aujourd'hui 6900 dans le camp surnommé la « Jungle », mais des associations évoquent plus de 9000 réfugiés, dont 900 mineurs isolés. Ils étaient entre 3500 et 5000 à la fin du démantèlement de la zone sud du camp en mars.

La France a annoncé son intention de poursuivre par étapes le démantèlement du camp et d'intensifier les départs volontaires de Calais en créant d'ici la fin de l'année quelque 8000 places dans diverses structures d'accueil.

Lundi, des routiers, agriculteurs et commerçants excédés ont bloqué les routes dans la région pour réclamer le démantèlement rapide du camp.

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