A Rabat, allongés sur la plage pour rendre hommage au petit Aylan

À Rabat, au Maroc, une trentaine de personnes... (Photo FADEL SENNA, AFP)

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À Rabat, au Maroc, une trentaine de personnes ont imité lundi la position du corps du petit Aylan Kurdi, échoué sur une plage turque alors que sa famille tentait de rejoindre la Grèce.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
Rabat

Une trentaine de personnes se sont allongées lundi, le visage contre le sable de la plage de Rabat au Maroc, pour rendre hommage à Aylan Kurdi, cet enfant syrien dont la photo du corps sans vie est devenue le symbole du drame des migrants en Méditerranée.

Vêtues d'un tee-shirt rouge comme le garçonnet, et pour certaines d'un bermuda bleu, elles ont imité la position dans laquelle le corps de l'enfant a été retrouvé par la police turque, échoué sur une plage, et sont restées figées ainsi pendant environ vingt minutes, a constaté un journaliste de l'AFP.

«J'ai mal pour cette humanité et je me dis qu'en tant qu'artiste mon devoir est de réagir et de venir ici avec mes collègues pour dire qu'un petit geste peut valoir beaucoup», a expliqué l'actrice marocaine Latifa Ahrar, une des organisatrices de ce rassemblement.

«Nous sommes là pour dire que la Méditerranée doit rester un espace de partage et d'échanges et non pas une barrière (qui se dresse) devant ceux qui sont victimes des dictatures, des guerres civiles et du terrorisme», a indiqué Rachid el-Belghiti, un journaliste participant à l'opération.

Une centaine de badauds ont applaudi quand les protagonistes se sont relevés.

Le corps du petit Aylan, âgé de 3 ans, a été découvert mercredi, gisant sur une plage turque, le visage contre le sable. La photo de cette scène a créé une onde de choc mondiale.

Son frère Ghaleb, âgé de 5 ans, et leur mère sont également morts noyés en tentant de rallier l'île grecque de Kos, une des portes d'entrée vers l'Union européenne pour ceux qui fuient la guerre en Syrie.

Depuis le début de l'année, 366 402 personnes sont arrivées en Europe par la Méditerranée, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), et 2800 sont mortes ou portées disparues.

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