Philippines: Rodrigo Duterte se repose au moment où Marawi brûle

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Agence France-Presse
Manille

Le président philippin Rodrigo Duterte a renoncé à toute activité publique cette semaine, car il est «fatigué» et doit se refaire une santé, a annoncé son porte-parole jeudi au moment où l'archipel traverse sa plus grave crise depuis son arrivée au pouvoir.

M. Duterte, 72 ans, n'a pas été vu en public depuis dimanche et n'a pas participé comme prévu aux célébrations de la journée de l'indépendance lundi à Manille, ce qui a déclenché des spéculations sur son état de santé.

«Il prend juste du temps libre pour récupérer», a déclaré à la presse Ernesto Abella, ajoutant qu'aucune date n'avait été arrêtée pour la reprise de ses activités présidentielles.

Le porte-parole a toutefois souligné que le président était en bonne santé. «Je dis qu'il n'y a pas à s'inquiéter en termes de maladie», a-t-il dit. «Le président se porte bien».

Comme on lui demandait si M. Duterte avait vu le médecin cette semaine, il a répondu: «je ne suis pas au fait de ces questions, mais je suis sûr qu'il a consulté ses spécialistes».

M. Duterte a été vu pour la dernière fois dans la ville méridionale de Cagayan de Oro, lorsqu'il a rendu visite aux soldats blessés dans les affrontements avec des combattants jihadistes dans la ville voisine de Marawi.

Les affrontements, entrés dans leur quatrième semaine, ont fait 58 morts parmi les forces de sécurité. Au moins 26 civils ont aussi péri.

Les djihadistes qui ont prêté allégeance au groupe État islamique (EI) résistent dans des quartiers sous leur contrôle et où sont pris au piège des centaines de civils.

Quelques heures après le début des combats le 23 mai, M. Duterte avait décrété la loi martiale sur toute la région méridionale de Mindanao, où vivent 20 millions de personnes.

M. Abella a ajouté que depuis, son emploi du temps avait été extrêmement chargé, avec des visites régulières dans les camps de l'armée et à l'hôpital. «Ça a été vraiment très brutal, alors c'est important de lui accorder ce genre de repos».

Pendant la campagne électorale de 2016, le président avait démenti à de multiples reprises souffrir du cancer.

En décembre, il avait reconnu avoir pris du fentanyl, puissant sédatif souvent prescrit dans les cas de cancers ou de maladies chroniques, en raison de problèmes de dos consécutifs à des accidents de moto.




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