Philippines: des civils esclaves de djihadistes ou tués à Marawi

Des djihadistes liés au groupe État islamique qui contrôlent une partie de... (Photo Romeo Ranoco, REUTERS)

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Noel Celis
Agence France-Presse
Marawi

Des djihadistes liés au groupe État islamique qui contrôlent une partie de Marawi, dans le sud des Philippines, utilisent des civils comme esclaves ou tuent ceux qui tentent de fuir la ville, ont affirmé mardi les autorités.

Jusqu'à un millier de personnes sont toujours prises au piège dans les quartiers contrôlés par des islamistes, selon le gouvernement, trois semaines après le début des combats que livrent des milliers de soldats philippins conseillés par les Forces spéciales américaines à des djihadistes qui ont prêté allégeance au groupe État islamique (EI).

Au moins 26 civils, 56 policiers ou soldats, et 202 djihadistes ont été tué dans ces affrontements, selon le gouvernement.

Selon les autorités, quelque 400 djihadistes participent aux combats, utilisant des civils comme boucliers humains et tuant ceux qui voudraient fuir.

«Sur la base de révélations de civils que nous avons pu recueillir, ils sont utilisés pour leur faire à manger et porter leurs munitions», a déclaré à des journalistes le lieutenant-colonel Jo-ar Herrera, porte-parole militaire local.

Cinq civils ont été tués lundi lorsque les djihadistes ont découvert le lieu où ils se cachaient, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence Ernesto Abella. Alors qu'ils tentaient de se sauver, les djihadistes «leur ont tiré dessus, tuant cinq d'entre eux et prenant en otages les huit autres», a-t-il dit.

L'EI a diffusé une vidéo lundi via l'agence Amaq dans laquelle elle montre des djihadistes abattre six chrétiens à Marawi, selon centre américain de surveillance des sites djihadistes SITE.

Des dizaines de milliers d'habitants ont fui Marawi depuis que les soldats ont déjoué en mai un projet djihadiste de prise de contrôle de la ville à majorité musulmane, qui aurait représenté un coup spectaculaire pour l'EI.

Les affrontements avaient éclaté après un raid des forces de sécurité contre une cache supposée d'Isnilon Hapilon, considéré comme le chef de l'État islamique aux Philippines.

Le président Rodrigo Duterte a décrété la loi martiale dans la région méridionale de Mindanao, qui représente un tiers de l'archipel avec 20 millions d'habitants.

Depuis les années 1970, la rébellion musulmane réclame une région autonome ou indépendante sur Mindanao et les combats ont fait plus de 130 000 morts.




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