Les Américains prêts à intercepter les missiles nord-coréens

Le système THAAD tire des missiles conçus pour... (photo Ben Listerman, AFP)

Agrandir

Le système THAAD tire des missiles conçus pour intercepter et détruire des missiles balistiques.

photo Ben Listerman, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

Le bouclier antimissile THAAD, que les États-Unis viennent de déployer en Corée du Sud en réponse aux essais de missiles de la Corée du Nord, est désormais opérationnel, a indiqué lundi un responsable américain.

La batterie antimissile déployée «a atteint sa capacité initiale d'interception» de missiles, a indiqué ce responsable à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Le déploiement du système, sur un ancien terrain de golf à 250 kilomètres au sud de la capitale sud-coréenne, avait été décidé par Séoul et Washington en juillet, suite aux essais de missiles à répétition de Pyongyang.

Il doit permettre de mieux protéger le territoire sud-coréen au cas où le régime de Pyongyang déciderait de l'attaquer avec ses missiles balistiques.

Le système THAAD tire des missiles conçus pour intercepter et détruire des missiles balistiques, alors qu'ils sont encore juste à l'extérieur de l'atmosphère ou qu'ils viennent d'y entrer, durant leur dernière phase de vol.

Selon les experts, cette unique batterie THAAD ne suffit pas à protéger tout le territoire sud-coréen, car il en faudrait deux ou trois pour y parvenir.

Mais elle change tout de même l'équilibre stratégique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, limitant le pouvoir de destruction de la première.

«Ce n'est pas l'arme absolue, ça n'existe pas, mais cela apporte une protection cruciale pour les troupes» américaines et sud-coréennes dans la péninsule, «renforçant la dissuasion et la posture défensive» de ces troupes, a expliqué à l'AFP Thomas Karako, un expert en défense antimissile du cercle de réflexion CSIS à Washington.

«Même une défense antimissile limitée a un effet stratégique», a-t-il souligné.

Le financement du système THAAD a été l'objet d'une mini-polémique la semaine dernière entre l'administration américaine et la Corée du Sud.

Donald Trump a estimé qu'il serait «approprié» que la Corée du Sud paye pour ce système dont le coût est estimé à un milliard de dollars, mais Séoul a balayé la demande de M. Trump.

La Chine est furieuse de l'arrivée de THAAD en Corée du Sud. Elle considère que le puissant radar du système est susceptible de réduire l'efficacité de ses propres systèmes de missiles, en permettant aux Américains de mieux les surveiller.

La Chine a adopté une série de mesures contre la Corée du Sud, apparemment en représailles.

Elle a notamment interdit aux groupes de touristes chinois de se rendre en Corée du Sud, plombant l'industrie locale du tourisme avec une chute de 40% du nombre de touristes chinois en mars.

Washington et Séoul sont liés par un traité de sécurité depuis la guerre de Corée (1950-53) et plus de 28 000 soldats américains sont déployés au Sud.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer