Kirghizstan: 24 morts dans un glissement de terrain

Près de 386 sauveteurs, y compris des médecins... (PHOTO AFP/CROISSANT ROUGE)

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Près de 386 sauveteurs, y compris des médecins et des militaires, ont été mobilisés sur place, selon le ministère qui a précisé que les opérations de secours, arrêtées à la tombée de la nuit, reprendraient dès dimanche matin.

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Tolkoun NAMATBAÏEVA
Agence France-Presse
BICHKEK

Un glissement de terrain a fait samedi matin 24 morts, dont 9 enfants, dans un village du sud du Kirghizstan, malgré l'ordre d'évacuation lancé par les autorités quelques jours avant le drame.

Le glissement de terrain a frappé le village d'Ayouou, dans la région d'Och (sud) vers 6 h 40 locales, emportant six maisons et ses habitants, a précisé le ministère dans un communiqué.

«Vingt-quatre citoyens du Kirghizstan, parmi eux neuf enfants, sont morts au total dans le glissement de terrain dans le sud du pays», a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère kirghiz des Situations d'urgence, Elmira Cheripova.

Près de 386 sauveteurs, y compris des médecins et des militaires, ont été mobilisés sur place, selon le ministère qui a précisé que les opérations de secours, arrêtées à la tombée de la nuit, reprendraient dès dimanche matin.

Aucune information n'a été donnée par les autorités quant au nombre d'éventuels disparus.

Un deuxième glissement de terrain s'est produit samedi en fin d'après-midi non loin d'Ayouou, dans le village voisin de Kourbou-Tach, emportant trois maisons sans faire de nouvelles victimes, selon le ministère.

Une journée de deuil national sera observée dimanche dans ce pays pauvre d'Asie centrale très montagneux et régulièrement touché par des glissements de terrain meurtriers.

Le président russe Vladimir Poutine a présenté samedi soir ses condoléances au président kirghiz Almazbek Atambaïev, selon un communiqué du Kremlin.

Ordre d'évacuer

Dans une allocution diffusée sur la chaîne YouTube de la présidence kirghize, Almazbek Atambaïev a regretté que les habitants de cette zone rurale n'aient pas suivi les ordres d'évacuation lancés à plusieurs reprises par les autorités locales. «Notre plus grande douleur dans cette tragédie qui nous frappe, c'est (le fait qu'il y a) deux ou trois jours, nos compatriotes qui vivaient là-bas n'ont pas écouté les experts et ont refusé d'évacuer».

«Je m'adresse à tous mes compatriotes qui ne souhaitent pas quitter les zones dangereuses: craignez Dieu! Écoutez les spécialistes et suivez leurs décisions!».

En mars, 34 familles avaient suivi l'ordre d'évacuation et quitté leurs maisons, a déclaré à des médias locaux un responsable du district, Alicher Bakichev. Mais certaines personnes étaient depuis revenues habiter dans leurs maisons, a-t-il dit.

Le ministre des Situations d'urgences, Koubatbek Boronov, s'est rendu sur place.

M. Boronov est chargé notamment d'organiser l'évacuation de 40 familles vivant encore près de la zone frappée par la catastrophe en raison des risques de nouveaux glissements de terrain, selon le ministère des Situations d'urgence.

Les avalanches et glissements de terrain sont fréquents au Kirghizstan, dont le territoire est à 95% montagneux. En avril 2004, un glissement de terrain avait tué au moins 33 personnes dans la région d'Och après un glissement de terrain à l'automne qui avait fait une quarantaine de morts, également dans le sud.

En janvier, l'ex-république soviétique d'Asie centrale avait déjà observé une journée de deuil national lorsqu'un Boeing 747 cargo turc s'était écrasé sur des habitations près de l'aéroport de Bichkek, faisant au moins 38 morts.




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