Thaïlande: la santé du roi inquiète

Des partisans de Bhumibol Adulyadej se sont massés devant... (photo MUNIR UZ ZAMAN, AFP)

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Des partisans de Bhumibol Adulyadej se sont massés devant l'hôpital Siriraj à Bangkok, où le roi de 88 ans est hospitalisé et invisible depuis près d'un an, le 12 octobre.

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Agence France-Presse
BANGKOK

Le palais royal de Thaïlande a publié mercredi un bulletin de santé inquiétant du roi Bhumibol Adulyadej, au soir d'une journée de spéculations où des Thaïlandais se sont massés pour prier devant l'hôpital.

Le roi Bhumibol Adulyadej, photographié en avril 2012.... (photo Wason Wanichakorn, archives AP) - image 1.0

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Le roi Bhumibol Adulyadej, photographié en avril 2012.

photo Wason Wanichakorn, archives AP

« Il est sous assistance respiratoire et sous thérapie de remplacement rénal », a annoncé le palais dans un bulletin de santé très attendu, après l'annonce de la suspension d'un déplacement du chef de la junte et de sa rencontre avec le prince héritier.

Ce bulletin, faisant état d'une « nouvelle infection », a été diffusé à la télévision nationale. Il qualifie l'état de santé du roi de « toujours instable », utilisant le langage habituel au palais.

Une porte-parole du palais, interrogée par l'AFP dans la soirée, a refusé de confirmer si les enfants du roi étaient réunis à son chevet mercredi soir, comme le rapportent plusieurs médias.

Aux abords de l'hôpital où le roi de 88 ans est hospitalisé et invisible depuis près d'un an, la sécurité a été renforcée.

Des partisans vêtus de rose, la couleur du roi, ont porté d'immenses photos du souverain et prié pour lui dans la journée.

Plus vieux monarque en exercice avec 70 ans sur le trône, le roi Bhumibol Adulyadej a un statut de demi-dieu, héritage de décennies de culte de la personnalité.

« Le prince héritier est de retour en Thaïlande et je l'attends pour qu'il m'accorde une audience », s'est borné à indiquer à l'AFP Prayut Chan-o-Cha, au pouvoir en Thaïlande depuis un coup d'État en mai 2014.

La question de la succession royale est taboue en Thaïlande, en raison du statut quasi divin du roi Bhumibol et des incertitudes quant à la personnalité de son fils, le prince héritier Maha Vajiralongkorn.

Le palais a multiplié ces dernières semaines les bulletins de santé, le précédent, dimanche, ayant notamment affolé la Bourse de Bangkok.

Mercredi, la Bourse de Bangkok était à -2,5 % à la clôture.

Hospitalisé quasiment en continu depuis deux ans, le roi souffre notamment d'une défaillance rénale. Mais il a aussi été soigné récemment pour une infection pulmonaire, des problèmes cardiaques et de l'hydrocéphalie.

« Le roi est très important pour nous, car il a tellement fait pour le peuple. Je prie pour lui tous les jours », a déclaré à l'AFP, des larmes plein les yeux, Suwanna Kaennumtiang qui avait fait le déplacement jusqu'à l'hôpital.

Dans l'après-midi, la Bourse de Thaïlande avait plongé de plus de 6 % avant de finir sur une baisse de 2,5 % pour sa quatrième séance de baisse consécutive.

Le roi thaïlandais n'a pas de pouvoir politique, mais est souvent considéré comme le seul ciment d'une nation très divisée politiquement, où le sujet de la succession est extrêmement sensible.

Ses portraits sont omniprésents à travers le pays et le culte de la personnalité a encore été renforcé depuis le coup d'État du 22 mai 2014, réalisé au nom de la défense de la monarchie.

La famille royale est protégée par une des lois les plus sévères au monde. En août 2015, un homme a été condamné à 30 ans de prison et une femme à 28 ans après avoir publié sur Facebook plusieurs messages jugés insultants pour la famille royale.

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