Le président ouzbek Islam Karimov est décédé

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Le président ouzbek Islam Karimov

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Maxime POPOV
Agence France-Presse
MOSCOU

Le président Islam Karimov, à la tête de l'Ouzbékistan depuis plus d'un quart de siècle, est décédé vendredi des suites d'une hémorragie cérébrale, a annoncé dans la soirée la télévision publique ouzbèke.

« Chers compatriotes, c'est avec un immense chagrin dans nos coeurs que nous vous annonçons la mort de notre cher président », a déclaré le présentateur.

« Islam Abdouganievitch [Karimov] est décédé le 2 septembre 2016 [vendredi] à Tachkent des suites d'une hémorragie cérébrale », a-t-il ajouté.

« Il nous a quittés... Je cherche les mots, je ne peux pas y croire », a pour sa part écrit sur Instagram sa fille cadette Lola Karimova-Tilliaïeva.

Islam Karimov, 78 ans, sera enterré samedi dans sa ville natale de Samarcande, dans le sud-est de l'Ouzbékistan, selon la télévision publique.

Le premier ministre Chavkat Mirzioïev dirige la commission chargée d'organiser les funérailles, une indication sur le rôle important qu'il pourrait jouer dans l'Ouzbékistan d'après Karimov.

Les autorités ouzbèkes avaient annoncé vendredi matin qu'Islam Karimov se trouvait « dans un état critique » après avoir été hospitalisé au cours du week-end.

La Turquie, proche alliée de l'Ouzbékistan, n'avait alors pas tardé à annoncer sa mort et à présenter ses condoléances, suivi des dirigeants de la Géorgie et de l'Iran.

Né le 30 janvier 1938, le président ouzbek a grandi dans un orphelinat avant de gravir tous les échelons de l'appareil du Parti communiste à l'époque de l'URSS jusqu'à prendre la tête de la république soviétique d'Ouzbékistan. À l'indépendance, en 1991, il se maintient au pouvoir et s'emploie aussitôt à éliminer tous ses opposants.

De nombreuses ONG accusent M. Karimov, qui avait été réélu en 2015, d'avoir régulièrement truqué les élections, arrêté arbitrairement des centaines d'opposants et soutenu le recours à la torture dans les prisons.

Malgré des rumeurs persistantes sur la fragilité de son état de santé, Islam Karimov n'a désigné aucun successeur dans ce pays qui est l'un des principaux exportateurs mondiaux de coton et frontalier de l'Afghanistan.

Les prétendants les plus crédibles à la succession d'Islam Karimov sont son premier ministre Chavkat Mirzioïev et le vice-premier ministre Roustam Azimov, qui sont considérés comme rivaux.

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