Prise d'otages à Dacca: l'EI pas responsable, dit le gouvernement

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Des citoyens aident un blessé après qu'une dizaine d'individus armés eurent attaqué le restaurant un restaurant de Dacca fréquenté par des diplomates et des expatriés.

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Associated Press
Dacca

Les responsables de la sécurité au Bangladesh recherchaient dimanche des éléments de preuve ainsi que les possibles logisticiens de la prise d'otages survenue la veille dans un restaurant du quartier diplomatique de la capitale, Dacca, qui a fait 28 morts.

Le gouvernement rejette la possibilité que le groupe État islamique (ÉI) soit responsable de l'attaque qui a entraîné la mort de 20 des 35 otages et six assaillants. L'organisation terroriste a pourtant revendiqué l'assaut, samedi.

La police a diffusé les photographies des corps de cinq assaillants ainsi que leurs prénoms : Akash, Badhon, Bikash, Don et Ripon. Ces hommes étaient membres du groupe extrémiste banni du Bangladesh, le Jamaeytul Mujahdeen Bangladesh (JMB), selon les autorités. Leurs familles étaient sans nouvelles d'eux depuis des mois.

L'inspecteur général de la police, Shahidul Hoque, a néanmoins indiqué que la probabilité que ces individus aient aussi eu des liens avec l'ÉI allait être explorée.

Le ministre de l'Intérieur du Bangladesh a toutefois écarté cette possibilité. Le gouvernement a répété que son pays était exempt de membres de l'organisation d'extrémistes sunnites établie en Irak et en Syrie.

L'un des suspects est toujours vivant et a été interrogé, dimanche, par les autorités. L'homme avait été détenu par des forces paramilitaires à la fin de la prise d'otages dans le restaurant Holey Artisan Bakery qui a duré 10 heures.

L'incident de samedi survient alors que le Bangladesh est secoué par une escalade de violences. La plupart des cas impliquaient, dans les derniers mois, des attaques à la machette et ciblaient des militants, des étrangers ou des membres de minorités religieuses.

Cette nouvelle offensive est toutefois la pire de toutes celles commises par des islamistes radicaux dans le pays d'Asie du Sud de 160 millions d'habitants majoritairement musulman.

Parmi les 20 otages exécutés se trouvaient neuf Italiens, sept Japonais, trois Bangladais et un adolescent indien. Deux policiers ont également été abattus. Un civil et 25 policiers ont été blessés ainsi que plusieurs des 13 otages rescapés. L'hôpital où ils sont soignés n'a toutefois pas voulu donner d'information sur l'état dans lequel ces personnes se trouvent.

Les accès aux rues en périphérie du lieu de l'attaque étaient bloqués, dimanche matin. Plusieurs ambassades de pays occidentaux ont émis des mises en garde pour les voyageurs concernant le Bangladesh.

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