Délicate opération en vue sur l'un des réacteurs de Fukushima

Quelque 7000 travailleurs de centaines d'entreprises sous-traitantes oeuvrent... (Photo Tomohiro Ohsumi, archives Reuters)

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Quelque 7000 travailleurs de centaines d'entreprises sous-traitantes oeuvrent chaque jour à différentes tâches à la centrale Fukushima Daiichi dont 3 des 6 réacteurs ont été sévèrement abîmés par le tsunami consécutif au séisme du 11 mars 2011, ainsi que par des explosions d'hydrogène.

Photo Tomohiro Ohsumi, archives Reuters

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Agence France-Presse
TOKYO

La compagnie japonaise Tepco s'apprête à mener une délicate opération au-dessus de l'un des réacteurs les plus saccagés du complexe atomique de Fukushima ravagé par le tsunami de mars 2011, selon un porte-parole.

Tokyo Electric Power (Tepco) va tenter «dans un avenir extrêmement proche» de retirer du haut du réacteur numéro 3 l'équipement de plus de 20 tonnes servant en temps normal à déplacer le combustible, «une opération difficile», a expliqué à l'AFP un responsable de la compagnie.

«L'intervention se fera via des équipements télécommandés, la radioactivité au-dessus du réacteur 3 rendant impossible l'accès à des hommes», a-t-il précisé.

Après le retrait réussi du combustible nucléaire de la piscine du réacteur numéro 4, cette nouvelle intervention d'une nature inédite est une des plus risquées, selon Tepco qui dit avoir développé des outils spéciaux pour récupérer l'équipement tombé dans les installations après l'explosion du bâtiment du réacteur 3.

«Nous faisons de la sécurité la priorité et ne poursuivrons l'opération que lorsque nous aurons confirmé sa faisabilité sans danger», a précisé le porte-parole.

Quelque 7000 travailleurs de centaines d'entreprises sous-traitantes oeuvrent chaque jour à différentes tâches à la centrale Fukushima Daiichi dont 3 des 6 réacteurs ont été sévèrement abîmés par le tsunami consécutif au séisme du 11 mars 2011, ainsi que par des explosions d'hydrogène.

Le bâtiment de l'unité numéro 3 a été emporté et toute la structure interne saccagée, tandis que le combustible (en l'occurrence du Mox - mélange recyclé d'oxydes de plutonium et uranium) a fondu, élevant à un niveau mortel la radioactivité ambiante autour de ce réacteur.

Le démantèlement de la centrale prendra au moins 40 ans, selon Tepco qui n'en est encore qu'aux préparatifs devant conduire à la récupération durant les prochaines décennies du combustible fondu des réacteurs 1 à 3, la plus difficile et incertaine opération dans cet immense chantier.

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