Séisme au Népal: le bilan dépasse les 4000 morts

  • Transportant un enfant sur son dos, cet homme passe devant un immeuble réduit à l'état de gravats, à Bhaktapur, en banlieue de Katmandou., le 27 avril. (PHOTO Niranjan Shrestha, AP)

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    Transportant un enfant sur son dos, cet homme passe devant un immeuble réduit à l'état de gravats, à Bhaktapur, en banlieue de Katmandou., le 27 avril.

    PHOTO Niranjan Shrestha, AP

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  • Une jeune fille blessée dans le séisme de samedi tient la mère de sa main alors qu'elle est évacuée à bord d'un hélicoptère de l'armée de l'air indienne de la ville de Trisuli Bazar vers la capitale Katmandou, le 27 avril. (PHOTO Altaf Qadri, AP)

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    Une jeune fille blessée dans le séisme de samedi tient la mère de sa main alors qu'elle est évacuée à bord d'un hélicoptère de l'armée de l'air indienne de la ville de Trisuli Bazar vers la capitale Katmandou, le 27 avril.

    PHOTO Altaf Qadri, AP

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  • S'entassant dans un hélicoptère des forces indiennes, des Népalais blessés dans la catastrophe sont évacués de la ville de Trisuli Bazar vers la capitale Katmandou. (PHOTO Altaf Qadri, AP)

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    S'entassant dans un hélicoptère des forces indiennes, des Népalais blessés dans la catastrophe sont évacués de la ville de Trisuli Bazar vers la capitale Katmandou.

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  • Des soldats et secouristes népalais transportent un blessé sur une civière vers un hélicoptère de l'armée indienne, à Trisuli Bazar. (PHOTO Altaf Qadri, AP)

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    Des soldats et secouristes népalais transportent un blessé sur une civière vers un hélicoptère de l'armée indienne, à Trisuli Bazar.

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  • Une femme et sa fille, toutes deux blessées, reçoivent des soins médicaux dans l'Hôpital de Dahding, dans le district du même nom, au centre du Népal, le 27 avril. (PHOTO Athit Perawongmetha, REUTERS)

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  • Un soldat népalais marche dans une région de la capitale transformée en champ de ruines par le séisme. (PHOTO Niranjan Shrestha, AP)

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    Un soldat népalais marche dans une région de la capitale transformée en champ de ruines par le séisme.

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  • Plusieurs personnes se sont réunies à Sydney, en Australie pour marquer une minute de silence et tenir une vigile à la chandelle à la mémoire des victimes du tremblement de terre népalais, le 27 avril.  (PHOTO  Saeed KHAN, AFP)

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    Plusieurs personnes se sont réunies à Sydney, en Australie pour marquer une minute de silence et tenir une vigile à la chandelle à la mémoire des victimes du tremblement de terre népalais, le 27 avril. 

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  • Cette femme ne peut réprimer ses larmes alors qu'elle enterre sa petite-fille tuée dans le terrible séisme de samedi. (PHOTO Navesh Chitrakar, AP)

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    Cette femme ne peut réprimer ses larmes alors qu'elle enterre sa petite-fille tuée dans le terrible séisme de samedi.

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  • Un membre des forces de l'air indiennes tient dans ses bras un bambin blessé, à l'aéroport de Katmandou, le 27 avril. (PHOTO Altaf Qadri, AP)

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    Un membre des forces de l'air indiennes tient dans ses bras un bambin blessé, à l'aéroport de Katmandou, le 27 avril.

    PHOTO Altaf Qadri, AP

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  • À l'aide de leur hélicoptère, des secouristes se préparent à évacuer des alpinistes pris au camp de base sur le versant népalais de l'Everest, le 27 avril. (PHOTO Azim Afif, AP)

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    À l'aide de leur hélicoptère, des secouristes se préparent à évacuer des alpinistes pris au camp de base sur le versant népalais de l'Everest, le 27 avril.

    PHOTO Azim Afif, AP

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  • Une femme à bord d'une ambulance, son enfant blessé dans les bras, fond en larmes, alors qu'elle est évacuée vers l'aéroport de Katmandou, le 27 avril.  (PHOTO Altaf Qadri, AP)

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    Une femme à bord d'une ambulance, son enfant blessé dans les bras, fond en larmes, alors qu'elle est évacuée vers l'aéroport de Katmandou, le 27 avril. 

    PHOTO Altaf Qadri, AP

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  • Un touriste prend un égoportrait devant les restes de la tour historique de Dharahara qui s'est effondrée lors du séisme.     (PHOTO Bernat Armangue, AP)

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    Un touriste prend un égoportrait devant les restes de la tour historique de Dharahara qui s'est effondrée lors du séisme.    

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  • Une femme passe devant une maison ravagée par le séisme, à Katmandou, le 27 avril. (PHOTO PRAKASH SINGH, AFP)

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    Une femme passe devant une maison ravagée par le séisme, à Katmandou, le 27 avril.

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  • Des membres de la Force nationale indienne en cas de désastre (NDRF, Indian National Disaster Response Force) attendent de s'envoler vers Katmandou, sur le tarmac de l'aéroport international Netaji-Subhash-Chandra-Bose à Dum Dum, près de Calcutta. (PHOTO Dibyangshu SARKAR, AFP)

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    Des membres de la Force nationale indienne en cas de désastre (NDRF, Indian National Disaster Response Force) attendent de s'envoler vers Katmandou, sur le tarmac de l'aéroport international Netaji-Subhash-Chandra-Bose à Dum Dum, près de Calcutta.

    PHOTO Dibyangshu SARKAR, AFP

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  • Un chien est assis au milieu des ruines à Bhaktapur, en banlieue de Katmandou, le 27 avril.  (PHOTO Navesh Chitrakar, REUTERS)

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    Un chien est assis au milieu des ruines à Bhaktapur, en banlieue de Katmandou, le 27 avril. 

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Paavan MATHEMA, Bhuvan BAGGA
Agence France-Presse
KATMANDOU

Des centaines de personnes tentaient lundi de fuir Katmandou, la capitale du Népal dévastée par le séisme qui a provoqué la mort de plus de 4000 personnes dans ce pays, auquel l'ONU a promis une aide humanitaire massive.

Les rescapés du tremblement de terre, qui a en outre fait plus de 7500 blessés d'après les derniers chiffres fournis dans la soirée par le gouvernement, se ruaient en masse sur les produits alimentaires et les stations-service pour faire des réserves, redoutant des pénuries.

Les craintes de maladies ont également émergé parmi les dizaines de milliers d'habitants ayant perdu leur logement et contraints de camper dans des parcs.

«Il est important d'empêcher une nouvelle catastrophe en prenant des précautions pour éviter des épidémies parmi les survivants», a dit le porte-parole de l'armée, Arun Neupane, à des journalistes.

Des familles se tassaient dans des autocars, certains assis sur le toit, et dans des voitures pour rejoindre leur village d'origine et constater les dégâts.

Des mères agrippant leurs enfants et des hommes portant de gros sacs tentaient de négocier une place avec les chauffeurs de cars pour quitter Katmandou.

De leur côté, munies d'équipements spéciaux et accompagnés de chiens renifleurs, les équipes humanitaires internationales débarquent avec la régularité d'une horloge à l'aéroport de la capitale.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU prépare une opération «massive» d'aide, et espère envoyer au plus vite un premier avion chargé d'aide alimentaire, a annoncé à l'AFP une de ses porte-parole, Elisabeth Byrs.

Le tremblement de terre, le plus meurtrier en 80 ans au Népal, a fait 4010 morts - dont deux Français selon le Quai d'Orsay - dans ce pays, a annoncé le service de gestion des catastrophes du ministère népalais de l'Intérieur. Plus de 90 personnes ont en outre péri en Inde et en Chine.

«Pourquoi toutes ces répliques ?»

Des dizaines de milliers d'habitants de Katmandou ont passé une nouvelle nuit dehors, sous des tentes de fortune.

«C'est un cauchemar, pourquoi ces répliques ne cessent-elles pas ?», se désespère Sanu Ranjitkar, une femme de 70 ans agrippée à son chien, le visage recouvert d'un masque à oxygène, assise sous une bâche.

Le sol tremble encore régulièrement et beaucoup n'ont pas fermé l'oeil de la nuit, n'ayant que quelques bâches en plastique pour se protéger des fortes pluies qui se sont abattues sur la ville.

«Il y a tellement de peur et de confusion», constate Bijay Sreshth père de trois enfants, qui s'est réfugié avec eux, sa femme et sa mère dans un parc.

À Balaju, un quartier de la capitale, un père a eu la douleur de voir la police retirer le corps de sa fille des décombres de sa maison. «Elle était tout pour moi, elle n'a rien fait, elle ne devait pas mourir», dit Dayaram Mohat, s'effondrant sur le sol.

Les survivants ont besoin d'eau potable et de denrées de base tandis que les zones rurales attendent désespérément l'arrivée de secours, selon un responsable du gouvernement.

«Nous avons besoin d'hélicoptères pour les opérations de secours dans les zones rurales», explique le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Laxmi Prasad Dhakal. «Nous avons aussi besoin d'eau potable et de vivres pour les survivants».

La situation difficile des rescapés est aggravée par les coupures de courant et la fragilité des réseaux de communication, au bord de l'implosion.

Les autorités népalaises expliquent qu'elles font le maximum pour venir en aide aux régions isolées les plus proches de l'épicentre du séisme, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Katmandou.

Le tremblement de terre a également déclenché une avalanche sur l'Everest, y faisant dix-huit morts, selon les estimations de responsables. En ce début de saison d'alpinisme, 800 personnes, dont de nombreux étrangers, se trouvaient sur cette montagne, la plus haute du monde.

Des hélicoptères ont récupéré lundi les alpinistes coincés haut dans leur ascension par des crevasses et des glaciers, après avoir évacué les blessés.

Médicaments et couvertures

Les enfants sont particulièrement fragilisés par le sinistre et près d'un million d'entre eux ont un besoin urgent d'aide humanitaire, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Les secouristes népalais reçoivent le renfort de centaines d'humanitaires arrivés notamment de pays voisins comme la Chine et l'Inde et de nombreux d'États et organisations ont promis leur aide, les États-Unis s'étant par exemple engagés à hauteur de dix millions de dollars.

Les hôpitaux sont débordés et les médecins sont mobilisés 24 heures sur 24 pour soigner les blessés dans des conditions très difficiles. Les morgues arrivent, quant à elles, à saturation.

La ville de Pokhara, très fréquentée par les amateurs de sports d'aventure et située à 70 km à l'ouest de l'épicentre, a en revanche été largement préservée par le séisme et les touristes y poursuivaient leurs vacances, a constaté une journaliste de l'AFP.



Le Népal, à l'instar de tout l'Himalaya, où se rencontrent les plaques tectoniques indienne et eurasienne, est une région à forte activité sismique.

En août 1988, un séisme de magnitude 6,8 avait fait 721 morts dans l'est du Népal. En 1934, 10 700 personnes avaient perdu la vie dans un tremblement de terre de magnitude 8,1 dans ce pays et en Inde.

La Chine annule les expéditions de printemps sur la face nord de l'Everest

La Chine a annulé toutes les expéditions de printemps sur la face nord de l'Everest à la suite du séisme au Népal voisin, qui a déclenché une avalanche meurtrière dans une autre zone du plus haut sommet du monde, a annoncé lundi l'agence de presse Xinhua (Chine nouvelle).

Plus de 400 alpinistes sont redescendus au Tibet depuis le tremblement de terre de samedi, a ajouté Xinhua, citant le bureau des sports de cette région.

Dans la partie népalaise de l'Everest, les alpinistes coincés pendant deux jours à haute altitude ont commencé lundi à être secourus par des hélicoptères à la faveur d'une amélioration des conditions météorologiques.

Le Népal n'a pas décidé quant à lui s'il allait ou non interrompre les expéditions de son côté de cette montagne de 8848 mètres de haut.

Un porte-parole du département népalais du Tourisme, qui délivre les visas nécessaires à l'ascension du toit du monde, a annoncé que le bilan des morts dans l'avalanche de samedi était désormais de 14.

Plus de 800 personnes se trouvaient au moment du drame à différentes altitudes sur l'Everest.

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