Australie: le ministre de la Défense incapable de citer le nom du chef de l'EI

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Sydney

Le ministre australien de la Défense s'est retrouvé le rouge au front après avoir été surpris selon toute vraisemblance en flagrant délit d'ignorance du nom du chef de l'État islamique (EI), le jour où Canberra annonçait le départ de soldats supplémentaires pour lutter contre le groupe djihadiste.

Kevin Andrews s'est vu demander à de multiples reprises le nom du chef de l'EI, Abou Bakr al-Bagdadi, lors d'un entretien télévisé avec la Australian Broadcasting Corporation mardi soir.

Mais il a soigneusement évité de répondre à la question.

«De toute évidence, je ne vais pas m'exprimer sur des questions opérationnelles», a-t-il martelé. A quoi la journaliste a répliqué: «Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une question opérationnelle, nous sommes dans le domaine public».

«Monsieur le ministre, vous avez la responsabilité d'engager la vie d'Australiens et d'Australiennes dans cette mission, je suis surprise que vous ne puissiez pas me citer le nom du dirigeant de l'État islamique», a-t-elle encore lancé. «Le département d'État américain a mis sa tête à prix 10 millions de dollars».

Le ministre a souligné que l'EI était le résultat d'une «combinaison de groupes. Il n'y a pas simplement une personne, nous devons au bout du compte tous les détruire si nous voulons détériorer leurs capacités opérationnelles dans la région», a-t-il dit.

Plus tard, sur Twitter, Kevin Andrews a écrit: «En se concentrant sur des individus, on se détourne de la menace représentée par les organisations extrémistes».

La presse australienne a largement considéré qu'en réalité, il ignorait le nom de Bagdadi.

Quelques heures auparavant, le ministre avait annoncé conjointement avec le Premier ministre Tony Abbott le départ en Irak de 330 soldats supplémentaires pour une mission de formation des militaires irakiens.

L'envoi de ces soldats sur la base militaire de Taji, au nord de Bagdad, où ils travailleront aux côtés de militaires néo-zélandais, avait déjà été annoncé début mars par Canberra.

Environ 170 Australiens des forces spéciales se trouvent déjà en Irak pour former les soldats irakiens.

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