AirAsia voulait voler au-dessus des nuages, un accès refusé

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Au moins 15 navires, sept avions et quatre hélicoptères participent aux recherches.

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Trisnadi Marjan, Margie Mason
Associated Press
SURABAYA, Indonésie

Les pilotes de l'avion AirAsia disparu depuis dimanche en Asie du Sud-Est avaient demandé au centre de contrôle aérien la permission de voler au-dessus des nuages menaçants, mais ils se sont vus refuser l'accès parce qu'il y avait déjà trop d'avions dans cette zone.

L'équipage du vol 8501 a donc dû se résoudre à rester à basse altitude - soit à quelque 9750 mètres, au lieu de 11 582 mètres, selon Bambang Tjahjono, responsable du trafic aérien dans cette zone. Quelques minutes plus tard, l'appareil disparaissait des écrans radars sans envoyer de signal de détresse, 42 minutes après son décollage. L'avion effectuait un vol entre la ville indonésienne de Surabaya et Singapour.

Selon l'ancien pilote indonésien Sarjono Joni, les pilotes font cette demande au centre de contrôle lorsque des turbulences importantes surviennent.

Impossible, toutefois, de savoir si cela pourrait avoir eu un effet sur son possible écrasement, tant que l'avion n'aura pas été retrouvé.

Lundi, les recherches n'ont toujours pas porté fruit, bien que les secours pourraient avoir recueilli certains indices.

Un hélicoptère indonésien a décelé deux nappes de carburant dans la mer de Java et un avion australien a remarqué la présence de débris à environ 1120 kilomètres du lieu où l'avion a perdu le contact avec la tour de contrôle.

Des échantillons du carburant ont été prélevés et seront examinés pour identifier leur origine.

Les autorités avancent que l'avion pourrait s'être écrasé dans la mer et pourrait se trouver au fond de l'eau.

Au moins 15 navires, sept avions et quatre hélicoptères participent aux recherches, selon le porte-parole des secours, Jusuf Latif. Singapour, la Malaisie et l'Australie ont fourni des avions à l'Indonésie. La Thaïlande pourrait envoyer bientôt un bateau et un avion. L'Indonésie a réclamé l'assistance des États-Unis, qui évaluent de quelle façon ils pourraient être utiles.

Le président-directeur général d'AirAsia, Tony Fernandes, a assuré lundi que les vols du transporteur étaient sûrs.

«Jusqu'à maintenant, nous n'avions pas perdu une seule vie», s'est-il défendu devant les journalistes, à l'aéroport de Jakarta, ajoutant qu'aucun responsable d'une entreprise aérienne ne pouvait garantir la sécurité des vols «à 100%».

Il n'a pas voulu aborder la question des indemnités aux familles des proches ou des changements qui pourraient être apportés pour éviter un autre incident.

«Nous avons transporté 220 millions de personnes jusqu'à maintenant», a-t-il indiqué.

Les familles éplorées des passagers étaient toujours réunies, lundi, à l'aéroport de Surabaya.

Suyanto Puspitasari s'est souvenu avec émotion de sa fille, Ruth Natalia, qui fêterait ses 26 ans lundi. Elle lui avait dit, lors de la disparition de l'avion de Malaysia Airlines plus tôt cette année, qu'elle trouvait cette histoire bien triste.

«Maintenant, c'est elle qui est dans un avion disparu et nous qui devons vivre cette peine, je n'y crois pas», a-t-il dit en sanglotant.

Les experts croient toutefois que les recherches de l'appareil d'AirAsia devraient être beaucoup moins complexes dans la mer de Java, puisque les eaux sont moins profondes que dans l'océan Indien où se serait écrasé l'avion de Malaysia Airlines, qui n'a toujours pas été retrouvé.

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