Hong Kong: la police évacuera les derniers manifestants lundi

Un manifestant tient une croix où il est... (PHOTO ATHIT PERAWONGMETHA, REUTERS)

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Un manifestant tient une croix où il est écrit «Nous serons de retour», le 13 décembre dans le quartier commerçant de Causeway Bay.

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Agence France-Presse
HONG KONG

La police de Hong Kong a annoncé samedi qu'elle procéderait lundi matin à l'évacuation des derniers irréductibles du mouvement prodémocratie, quelques jours après avoir interpellé plus de 200 manifestants sur leur campement principal.

Le site encore occupé par les derniers protestataires dans le quartier commerçant de Causeway Bay est le plus petit et le seul restant des campements du mouvement prodémocratie qui occupait les rues principales de l'ancienne colonie britannique depuis plus de deux mois Jeudi la police a démantelé le campement d'Admiralty au coeur du quartier d'affaires, détruit le village de tentes et interpellé plus de 200 manifestants, qui ont assuré que leur combat continuerait jusqu'à l'instauration d'un véritable suffrage universel à Hong Kong.

«La police évacuera lundi matin le dernier campement illégal qui bloque la rue Yee Wo dans Causeway Bay et rétablira la circulation», a déclaré samedi le porte-parole de la police Hui Chun-tak.

«J'espère que les protestataires qui pourraient encore occuper la voie illégalement se montreront coopératifs avec la police afin d'éviter des confrontations inutiles», a ajouté Hui.

Depuis le pic de la contestation le 28 septembre, lorsque les manifestants étaient descendus dans la rue par dizaines de milliers, le nombre de protestataires avait nettement diminué dans le territoire passé sous tutelle chinoise. Et le soutien au mouvement de l'opinion publique, lassée par les embouteillages et les perturbations, s'est érodé.

Ces opérations d'évacuation font suite à une décision de la Haute cour, saisie par des commerçants et des compagnies de transport en commun.

Territoire chinois bénéficiant d'une large autonomie, l'ancienne colonie britannique a connu avec ces manifestations sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à Pékin en 1997.

La Chine a accepté le principe du suffrage universel pour l'élection du prochain chef de l'exécutif en 2017, mais exige que les candidats reçoivent l'aval d'un comité loyaliste, ce qui garantit, aux yeux des manifestants, l'élection d'un candidat inféodé à Pékin.

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